RETABLE
nous n'en connaissons pas en France qui soient anterieurs au commen-
cement du X110 sieele. Celui que nous donnons ici (fig. 1) est un des plus
intäressants. Il appartient a la petite eglise de Carriere-Saint-Denis pries
Paris, et date de cette epoque. Il est taille (lans trois morceaux de
pierre de liais, et represente, au centre, la Vierge tenant l'enfant Jesus
sur ses genoux; a gauche FAIIIIOIIClIIÜOI], et a (lroite le Baptenie du
Sauveur. Un riche FlHC-Cilll encadre les bas-reliefs lateralenient et par
le 11115.
Ce retable n'a qu'une faible (Spaisseur: c'est une dalle seulptee qui
masquait une f-apsa, un colfre, un reliquaire 1. On ne pouvait placer au-
dessus ni un crucifix, ni des flambeaux. En effet, ce ne fut que beaucoup
plus tan-d qu'on plaea le crueilix sur le retable; jusqu'au xvf siecle, on
le posait sur l'autel. Les flambeaux etaient places sur les marches a cote
de l'autel, sur une table voisine, ou parfois sur 1a table meule de l'autel.
Quant aux autels majeurs des cathetlrales, ils n'avaient, connue nous
l'avons dit, jamais (le retables üxes; beaucoup Ineme n'en possedziient
point de mobiles : ils consistaient en une sinlple table sur (les colonnes.
Les retables laztraissent avoir etc plus particulierement adoptes (l'abord
dans les eglises conventuelles qui possedaient des reliques nombreuses
et qui les suspendaient au-dessus et clerriere lktutel. Nous avons indique,
1 Ce retable, enlcvd il Pdglise de Carriizre-Saint-Denis, fut rcplacü en 18117 dans cet
ädifice par les soins du la Commission des monuments historiques. Il est bien conservb; une
partie flc Fomc1nycntinfü1'ieur a seule d-tä bfisäe.