Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144032
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des dcfenses successives et a maintenir des commandements elevesl; 
mais nos ingenieurs rasent les vieilles tours, remplissent de terre leur 
base Consul-vue, et, en dehors, se contentent d'ouvrages terrasses bas, 
avec fosses et boulevards tries-distances. Ces ingenieurs de la fin du 
Xv" siecle comprenaient tres-bien (leja qu'avec l'artillerie a feu, il faut 
cviter que Fassaillant puisse faire converger son tir sur un point. Au 
commencement du xvle siecle, cependant, apPäS les guerres du Milanais, 
des ingenieurs italiens font de beaux travaux, bien entendus comme 
detail plutot que comme ensemble. Les boulevards qu'ils elevent a 
cette epoque sont dignes d'admiration, quoique ces ouvrages aient 
toujours le defaut de l'accumulation des moyens defensifs et des courts 
flanquements. 
Devant ces perfectionnements de l'art de la fortification, il s'agissait 
de s'etablii' solidement et de procccler a l'aide de moyens tries-puissants. 
Mais tel est l'empire de la tradition, que le principe de certains systemes 
d'attaque persiste en depit des nouveaux engins adoptes. Si Yassiegeant 
ne fait plus de beffrois roulants, ni meme de plates-formes atteignant 
ou depassant le niveau des crenelages de la place attaquee, il continue 
longtemps encore a elever de gros boulevards en terre d'un relief consi- 
derziblc pour battre a distance les remparts et pour enfiler les eourtines. 
Uartillerie ne possedait pas alors de projectiles creux, ou clu moins ces 
sortes de projectiles n'etaient-ils employes que rarement et ne produi- 
saient-ils que peu d'effets, a cause de la faible portee des bombardes 
au moyen desquelles on les lancait. Le tir a ricochet n'avait point etc 
methodiquement pratique; il fallait voir les points a battre, et neees- 
sairement etablir des batteries de siege ayant un commandement con- 
siderable. Des 1500, on elcvait autour des places des bastions ou bou- 
levards avec epaulcs. Les bouches a feu couvertes par ces epaules ne 
pouvant etre demontees par des batteries de ricochet, force etait, 
s'il fallait eteindre leur feu, de dominer le niveau superieur du bou- 
levard pour envoyer des projectiles plongeants par-dessus les epaules. 
Aussi, dans les rentrants, etablit-on, au commencement du xvie siecle, 
des casemates ou les pieces se trouvaient a l'abri; puis, sur les bou- 
levards ou derriere les rentrants des epaules, des cavaliers dont les 
pieces pouvaient repondre aux bouches a feu mises en batterie sur les 
gros boulevards des assiegeants. (les methodes furent suivies et per- 
fectionnees pendant tout le cours du XVle siecle 9. L'Alsace fut une des 
Contrees oü ces travaux furent etudies et executes avec un soin remar- 
quable, a dater de la fin du XVIe siecle. Le traite du celebre ingenieur 
Daniel Speckle, imprime a Strasbourg en 4582, indique une suite d'ob- 
l comme 51 Nurgynberg, par exemple (voyez TOUR). 
2 Voygz 1.3 11e] Üuvrnge de Buonaiuto Lorini, le Fortzficationi, Veuetia, 1609, et aussi 
Francc-sco Tcnsini, la Forlificatione, guardia, difesa et eacpugnatione delle fürfgzgg, 
Venetia, 16115.  La fortification dämontowfe, par Errard de Bar-le-Duc. Paris, 1620,
        

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