Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144004
SIEGE 
11311 
avait, comme celle de Venise, son patriciat, qui se composait de six asso- 
ciations de familles privilegiees, designees sous le nom de paraiges f, et, 
peu  peu toutes les charges electives furent devolues aux membres de 
ces six associations. 
La ville entretenait un corps permanent de gens de guerre a cheval et 
ä pied? Au moment du siege, en 1111111, les hommes d'amies soldes 
etaient au nombre de "trois cent douze, les arbaletriers engages beau- 
coup moins nombreux. Tout bourgeois ou manant ne faisant pas partie 
des paraiges etait requis de prendre les armes pour la defcnse de la cite. 
Cette milice etait organisee par corps de metiers, et chacun de ces corps 
avait une portion de l'enceinte avec une tour a defenrlre. Les hommes 
des paraiges devaient non-seulement marcher en personne a la defense 
de la cite, mais fournir un nombre d'hommes d'armes deternline. Les 
habitants campagnards du territoire de la cite se trouvaient dans les 
conditions faites aux bourgeois et manants. 
Pendant le siege, les maitres bombardiers etaient au nombre de dix. 
A l'approche des troupes des rois de France et de Sicile, les magistrats 
firent brüler et raser les riches faubourgs de la cite, et munireut puis- 
samment la place. Pour completer l'investissement de la ville, les 
armees royales durent faire le siege des chateaux, villages et bieoques 
du territoire inessin, ce qui leur prit beaucoup de temps et aguerrit la 
population. Ce siege n'est-il aussi qu'une suite de combats, d'escar- 
mouches, d'embuscades entre les defenseurs et les assiegeants. Ces 
derniers placent quelques pieces en batterie, envoient des boulets dans 
la place, mais ne font point de travaux d'approche et se contentent 
de resserrer le blocus pour affamer la ville. Il est presumable que les 
rois qui n'entreprenaient cette guerre, l'un Rene d'Anjou, que pour ne 
pas rendre aux Messins les grosses sommes par eux pretees, l'autre, 
Charles VII, que pour faire vivre ses compagnies d'ecoreheurs sans 
bourse delier et pour se faire donner une bonne somme d'argent, 
n'etaient point desireux de livrer la ville de Metz au pillage: c'eüt ete 
tuer la poule aux neufs d'or. La resistance de la ville de Metz, les details 
de son gouvernement pendant le siege, l'ordre qui y rogue, la bravoure 
des habitants, la bonne contenance des milices, n'en sont pas moins un 
des signes de ce temps. 
Ce sont des bourgeois qui, dans toutes ces attaques et defenses de 
villes au xve siecle, sont charges de l'artillerie. Bombardiers, coulevri- 
1 Nous trouvons une organisation semblable ä Toulouse au xm' siäcle (Crozkade contre 
les Albigeois, vers 5733 et suiv.) : 
a Si vos cobralz Toloza per so que la lcngalz 
a Totz parulges resluurn e roman culoratz. 
 
a Fllulz prclz c paralges pot esser rcstaurulz, 
a Que be la dofendrizln si vos sol i analz. n 
Snldoycurs montds, soldoycurs ä pied.
        

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