Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1143898
 1123  [ SIEGE ] 
chaient a remonter le long de la contrescarpe, des arbaletriers en grand 
nombre, paraissant toutacoup sur la crete des murailles, leur envoyaient 
force viretons.  
Les assiegeants tirent donc miner, puisqu'ils ne pouvaient emporter la 
place de vive force. a De quoy se doubtoient bien ceux du dedans; pour 
a laquelle Äcausc ils tirent diligence d'escouter es caves, s'ils oirroyenl 
(r rien, et s'ils n'entendroient point que on frappast sur pierres, ou quel- 
u que bruit ou son. n En effet, dans une des caves voisines des remparts, 
Louis Juvenal des Ursins entend le travail des mineurs; il s'arme d'une 
hache et se dirige vers l'endroit ou il suppose que vont deboucher ces 
mineurs. a Louys, ou vas-tu? lui demande Barbazan.  A l'encontre 
(r des mineurs.  Frere, tu ne scais pas encore bien ce que c'est que de 
u mines, et d'y combattre; baille-moy ta hache. Et luy fit la-dessus 
a coupper le manche assez court, car les mines se tournent souvent en 
a biaisant, et sont estroites, voila pourquoy de courts bastons y sont 
u plus necessaires; luy-meme y vint avec autres chevaliers, et escuyers, 
u lesquels apperceurent que les mines de leurs ennemis estoient prestes, 
a pour ce on fit hastivement faire manieres de barrieres, et autres 
u habillemens et instrumens pour resister a Fentree; et pour ce que 
u ledit seigneur vid la volonte dudit Louys, il voulut qu'il fust le premier 
(z a faire armes en ladite mine : ceux de dedans mesmes envoyerent 
(r querir manouvriers pour contreminer, lesquels avoient torches et 
a lanternes, aussi avoient les autres. Quand ceux du dedans eurent 
a contremine environ deux toises, il leur sembla qu'ils cstoient pres des 
a autres : si furent faites barrieres bonnes et fortes, et les attacherent: 
a pareillement les autres apperceurent qu'on contreminoit, et tant 
a qu'ils se trouveront et rencontrerent l'un l'autre, lors les compagnons 
a manouvriers se retirerent d'un cote et d'autre. n 
Une succession de combats singuliers se livrent au debouche de la 
mine. Une barre est posee en travers, et les hommes d'armes se defient 
et combattent a l'arme blanche de chaque cote de la barre. Le roi 
düängleterre et les principaux seigneurs viennent assister a cette sorte de 
joute, donnent des eloges aux vainqueurs et en font plusieurs chevaliers. 
(r Et (le roi dülngleterre) loüoit la vaillance de ceux de dedans, lesquels 
a s'ils eussent eu vivres, jamais on ne les eust eu, ny ne se fussent 
u rendus. u) 
Ces joutes au fond d'une galerie de mine ne sont point de la guerre, et 
ce curieux episode fait comprendre comment, pour la noblesse feodale, 
l'affaire nüätait pas tant de delivfrer le royaume de la domination etrangerr 
que di-lcquerir le renom de braves chevaliers et de prendre part a de 
belles a appertises d'armes n. Assiegeants et assieges se connaissent, 
vivent ensemble apres le combat. Quand fut rendue la ville de Melun, 
plusieurs des defenseurs se sauverent, a a aucuns on faisoit voye, 105 
a autres avoient amis et accointances du ceste des Bourguignons"... Or 
a combien qu'ils sattencloient de s'en aller simplement un baston en
        

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