Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1143863
SIEGE 
1120 
vaient reussir, prit le parti de faire miner. a Les mineurs du duc de 
a Lancastre ouvrerent soigneusement nuit et jour en leur mine pour 
u venir par dessouz terre dedans la ville et faire renverser un pan de 
a mur, atin que tout legerement gens d'armes et archers pussent entrer 
u dedans. De cette affaire se doutoit grandement Morfonace (le com- 
a mandant francais) et les chevaliers qui dedans etoient, et connois- 
a soient assez que par ce point ils pouvoient etre perdus; et n'avoient 
 garde de nul assaut fors que de celui-la, car leur ville etoit bien 
u pourvue d'artillerie et de vivres pour eux tenir deux ans, si il leur 
a bcsognoit. Et avoient entre eux grancfcure et grand'entente comment 
a ils pourroient rompre cette mine, et etoit le plus grand soin qu'ils eus- 
u sent de la briser: tant y penserent et travailleront qu'ils en vinrent a leur 
a entente, et par grandktventure, si comme plusieurs choses adviennent 
a souvente fois. Le comte Richard d'Arondel devoit une nuit faire le gait 
u atout une quantite de ses gens. Ce comte ne fut mie bien soigneux de 
u faire ce ou il etoit commis; ct tant que ceux de Saint-Malo le scurent, 
u ne sais par leurs espies ou autrement. Quand ils sentirent que heure 
 fut et que sur la fiance du gait tout l'est etoit endormi, ils partirent 
a secretement de leur ville, et vinrent a la couverte a l'endroit oii les 
a mineurs ouvroient, qui gueres n'avoient plus a ouvrer pour accomplir 
(c leur emprise. Morfonace et sa route, tous appareilles de faire ce 
a pourquoi ils etoient 1a venus, tout a leur aise et sans defense, rempi- 
u rent la mine, de quoi il y ot aucuns mineurs la dedans eteints qui 
a oncques ne s'en partirent, car la mine renversa sur eux n 
La mine, avec etais auxquels on mettait le feu, fut longtemps employee 
encore apres l'emploi de la poudre a canon. L'idee de se servir de la 
poudre comme moyen de faire breche ou de faire sauter des ouvrages, 
ne vint que beaucoup plus tard,vers le milieu du xve siecle. Dans Fmuvre 
de Francesco di Giorgio Martini, architecte siennois, ne vers 11135 et 
mort vers 1h80, il est question de mines avec emploi de poudre a canon. 
Des traces indiquent les moyens de placer les fourneaux, de disposer les 
galeries et les moches? Quant aux engins a contre-poids, trebuchets, 
mangonneaux, pierrieres, on les employa simultanement avec l'artillerie 
a feu vers la fin du XIVe siecle et le commencement du xve. Froissart 
parle souvent, dans les sieges de la lin du xiv" siE-zcle, de machines de 
jet, dont les effets etaient beaucoup plus desastreux que ceux produits 
par des bouches afeu d'un faible calibre? On ne cessait d'ailleurs de 
1 Froissart, liv. II, chap. xxxv. 
2 Voyez Fädition de ce curieux ouvrage, publiäe pour la premiäre fois äTurin, en 18M : 
Trattalo di rzrchit. civile e nrilitare di Franc. di Giorgio Martini..." pubbl. per cura de! 
cavaliere Cesure Saluzzo, etc. 2 vol. de texte; atlas. 
3 Il faut remarquer que du GIIGSCÜÜ ne parait pas süätre servi de bouches a feu, soit 
pour la dcifexxse, soit pour l'attaque des places. Il semblerait que ces engins imparfaiis 
ne lui inspiraient aucune confiance.
        

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