Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139981
l RESTAURATION ]  32  
tous les besoins que commande cette destination, qu'il n'y ait pas lieu 
d'y faire des changements. Il est clair, par exemple, que l'architecte 
charge de faire du beau refectoire de Saint-ltlartin des Champs une 
bibliotheque pourPEcole des arts et metiers, devait s'efforcer, tout en 
respectant Feditice et en le restaurant meme, d'organiser les casiers de 
telle sorte qu'il ne füt pas necessaire d'y revenir jamais et d'alterer les 
dispositions de cette salle. 
Dans des circonstances pareilles, 1e mieux est de se mettre a la place 
de l'architecte primitif, et de supposer ce qu'il ferait, si, revenant au 
monde, on lui posait les programmes qui nous sont poses a nous-memes. 
Mais on comprend qu'alors il faut posseder toutes les ressources que 
possedaient ces maitres anciens, qu'il faut proceder comme ils proce- 
daient eux-memes. Heureusement, cet art du moyen age, borne par ceux 
qui ne le connaissent pas, a quelques formules etroites, est au contra-ire, 
quand on le penetre, si souple, si subtil, si etendu et liberal dans ses 
moyens (Fexecution, qu'il n'est pas de programme qu'il ne puisse rem- 
plir. Il s'appuie sur des principes, et non sur un formulaire; il peut etre 
de tous les temps et satisfaire a tous les besoins, comme une langue bien 
faite peut exprimer toutes les idees sans faillir a sa grammaire. C'est 
donc cette grammaire qu'il faut posseder et bien posseder. 
Nous conviendrons que la pente est glissante du moment qu'on ne s'en 
tient pas a la reproduction litterale, que ces partis ne doivent etre adop- 
tes qu'a la derniere extremite; mais il faut convenir aussi qu'ils sont par- 
fois nommant-les pas des necessites imperietises auxquelles on ne serait 
pas admis a opposer un mu porsumus. Qu'un architecte se refuse a faire 
passer des tuyaux de gaz dans une eglise, afin d'eviter des mutilations et 
des accidents, on le comprend, parce qu'on peut eclairer Pedilice par 
d'autres moyens; mais qu'il ne se prete pas a Fetablissement d'un calo- 
rifere, par exemple, sous le pretexte que le moyen age n'avait pas adopte 
ce systeme de chauffage dans les edilices religieux, qu'il oblige ainsi les 
lideles a senrhumer de par Farchcologie, cela tombe dans le ridicule. 
Ces moyens de chauffage exigeant des tuyaux de cheminee, il doit pro- 
ceder, comme l'aurait fait un maitre du moyen age s'il eut site dans l'obli- 
gation d'en etablir, et surtout ne pas chercher a dissimuler ce nouveau 
membre, puisque les maitres anciens, loin de dissimuler un besoin, 
cherchaient au contraire a le revetir de la forme qui lui convenait, en 
faisant ineme de cette necessite materielle un motif de decoration, 
Qtfayant a refaire a neuf le comble d'un edifice, l'architecte repousse la 
construction en fer, parce que les maitres du moyen age n'ont pas fait 
de charpente de fer, c'est un tort, a notre avis, puisqu'il eviterait ainsi 
les terribles chances d'incendie qui ont tant de fois etc fatales a nos 
monuments anciens. Mais alors ne doit-il pas tenir compte de la dispo- 
siti0n_ des points d'appui? Doit-il changer les conditions de ponderation? 
Si la charpente de bois a remplacer chargeait egalement les murs, ne 
doit-il pas chercher un systeme de structure en fer qui presente les
        

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