Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1143735
 1107  I slEGE ] 
Douvres, on eleve. en face un bastillon de clayonnziges rempli de terre, 
suivant l'usage. On obtient ainsi un commandement sur les ouvrages 
de la barbaeane; on place une batterie d'engins sur ce bastillon, puis on 
fait avancer un chat dans le fosse, jusqu'au pied du talus portant la 
defense en bois, et l'on mine sous ces defenses. La barbacane pFlSG, 
Louis fait miner une des deux tours de la porte, qui secroule. La co- 
lonne (l'assaut s'elance; mais les assieges la repoussent avec vigueur, 
puis barricadent la breche et y accumulent des troncs de chenes, des 
chevrons, des madriers, si bien que la place ne tombe pas au pouvoir 
des Franqais. Nous voyons toujours les assiegeants etablir devant les 
places ces bastillons, ces chateaux terrasses, revetus de palis ou de clayon- 
nages, pour dresser leurs batteries d'engins. C'est Fagger des Romains. 
Au siege de 'l'oulouse, le chaleau Narbonnais (terrasse en partie par 
Simon de Nlontfort) en tient lieu. Parfois merne ces bastillons deviennent 
de veritzibles lignes avec leurs courtines et leurs lianquements, le tout 
terrasse. C'est de 1a que partent les tranchees qui aboutissent au fosse 
et permettent de faire avancer les chats. (les chats, dont nous avons parle 
ailleurs deja 1, etaient montes hors de la portee des engins des zlssieges, 
amenes sur des galets ou rouleaux jusqu'au bord du fosse, puis pousses 
sur des remblais jusqu'au pied des remparts. Ainsi les assiegeanls 
avaient-ils une galerie bien couverte par de forts madriers garnis de 
lames de fer, de peaux fraiches ou de terre mouillee, qui permettait aux 
mineurs de s'attacher au pied des murs, et plus tard, quand les mines 
etaient pretes, aux hommes d'armes de se preeipiter dans la place. (les 
chats, comme nous l'avons dit plus haut, se composaient parfois de deux 
et meme de trois travees rentrant les unes dans les autres, comme l'in- 
dique la figure 6, en A. Ainsi, apres avoir fait une tranchee en pente 
dans la contresearpc du fosse (voyez l'ensemble B, de a en b), apres avoir 
fait de la terre de cette tranchee un agger a droite et a gauche en C, on 
faisait approcher 1e chat A avec sa travec de doublure D, celle-ci posee 
sur des galets comme le corps principal; puis, par l'orifice anterieur, on 
apportait peu a peu des remblais dans le fosse, on faisait rouler la galerie 
interieure au fur et a mesure de l'avancement du remblai, et ainsi jus- 
qu'a ce que l'orifice anterieur de la galerie interieure eüt touche le pied 
du rempart ou le roc. Pendant ce temps, du terre-plein des bastillons 
exterieurs, les assiegeants faisaient laleuvoir sans treve une grele de 
grosses pierres sur le point attaque; les hourds H etaient mis en pieces, 
et les archers et arbaletriers couvraient les crenelages de projectiles. La 
rapidite avec laquelle, a l'aide des mangonneaux, on detruisait les 
hourds, la facilite qu'on avait a les incendier, firent adopter les machi- 
coulis de pierre avec crenelages egalement de maconnerie. Ce systeme 
de defense parait avoir ete d'abord adopte en Orient, car on en voit sur 
des defenses chretiennes de Syrie qui datent de la {in du x11? siecle, c'est- 
Voyez ARCHITECTURE m1 
JTAIRE (le nzusczzlus des Romains).
        

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