Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1143689
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ignorer si on les minait, et sur quels points etaient diriges les mineurs. 
Ils eherrhaient a (lecouvrir la presence de ceux-ci en plaeant sur les 
chemins de ronde de petits bassins pleins d'eau : quand on voyait la sur- 
face du liquide se rider, on en tirait la conscquence que les mineurs 
travaillaient sous ce point, et l'on contre-minuit. Si la place etait 
entource d'eau, pour attacher le mineur aux remparts, on eomblait peu 
a peu le fosse au moyen de boyaux de tranchees par lesquels on appor- 
tait des materiaux; on formait ainsi une chaussee sur laquelle le chat 
etait successivement allonge jusqu'au moment on l'on atteignait l'es- 
carpe. Alors s'attachant le mineur. Cette faeon de proceder, comme la 
premiere, designait a Yassiege le point ou l'on sapait ses murailles; s'il 
ne pouvait s'opposer a cette sape, il se remparait en arriere. Quelquefois 
Yassiegeant ifessayfait pas de pratiquer une breche en faisant tomber 
quelques toises de maconnerie, mais il creusait une galerie de mine sous 
les fondations; puis, montant peu a peu, en s'etayantjusqu'ai1 niveau 
du sol interieur de la place, il ne laissait sur sa tete qu'une croüte bien 
blindee; puis, attendant la nuit, il faisait tomber le blindage et debou- 
chait par cette issue dans la place. Ces sortes de mines etaient prati- 
quees, autant que faire se pouvait, a proximite d'une porte, alin que les 
quelques hommes determines qui süilaneaient les premiers du fontis 
de la mine pussent se jeter sur la garde de la porte, lever les herses, 
et ouvrir les vantaux a une colonne d'attaque toute prete et masquee, 
a Fexterieur. La figure 3 indique la lagon dont sont creusees les galeries 
de mine sous les maconneries des tours en A et des courtines en B pour 
faire breche. Ces galeries sont tracees en zigzag, en laissant subsister 
les parements interieurs et exterieurs. Les etais sont poses en maniere 
de ehevalements, comme on le voit en D. Ces etais brüles, le poids de 
la maconnerie superieure venant a charger sur le parement exterienr 
deliaisonne, s'eerase, et l'ouvrage s'ecroule en glissant par le pied, de 
faqon a former un talus permettant aune colonne d'assaut de s'clancer 
sur les decombres. La coupe de la tour A montre en a la galerie de mine 
passant sous le fosse avec une inclinaison vers le dehors pour cviter que 
les mineurs ne soient noyes, dans le cas ou  comme cela se pratiquait 
 les zissieges, ayant assez d'eau a leur (lisposition, auraient cherche 
a remplir les galeries. Les etais brülcs, la maconnerie de la leur ne 
pouvait manquer de sfecrouler, ainsi que l'indique le trait bc, le pied 
de la batisse glissant en c. En C, est une galerie directe destince a de- 
boucher dans la place sans faire breche. Dans un assez grand nombre 
de places fortes des X110 et XIlIe siecles, on peut constater l'emploi de 
ces moyens, soit par la facon dont les remparts se sont ecroules, soit 
par les restes memes des galeries de mine incompletement rebouehees  
Pour parer a ces dangers, les constructeurs militaires etablissaient 
1 Notanuncnt aux remparts de la citä de Carcnssonxxc, aux 
(zhätcau (le Coucy, au chätcau (vieux) de Chauviguy. 
remparts du la baille du
        

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