Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1143671
1m01 
SIEGE 
Fetablissement des places d'armes et des batteries, se font a une assez 
grande distance des ouvrages attaques. Avant l'emploi des bouches a feu, 
il n'en etait pas ainsi. La place investie etait aussitot attaquee, et un 
siege commenoait des qu'on foreait les lices ou les barrieres, qu'on atta- 
chait les mineurs aux escarpes et qu'on etablissait des chats, des galeries 
ou des tours de bois mobiles pour renverser ou dominer les defenses. 
L'attaque devait etre immediate, rapprochee et partant active, incessante, 
pour ne pas laisser aux zissieges le loisir de detruire des ouvrages qui ne 
pouvaient etre faits habituellement qifapres des combats acharnes au pied 
des murs, entre les lices ou devant les palis. Si les remparts etaient trop 
eleves ou trop bien garnis de hourds pour qu'il fut possible de tenter des 
echelades; s'ils etaieiit assez epais pour resister a l'effet des projectiles 
lances par les engins ou au belier, il fallait en venir a miner. L'art de 
miner parait s'etre developpe dans les guerres de Syrie, et avoir ete parti- 
culierement pratique par des hommes du Nord, flamands, brabancons, 
boulonnais. Il est certain que cet art etait pousse tres-loin des le coni- 
mencement du xiii" siecle. 
Il y avait diverses sortes de mines et divers modes de miner. La place 
assiegee etait-elle batie sur un escarpement de rocher, ou en terre pleine, 
ou entouree de fosses remplis d'eau, le travail du mineur se modifiait 
suivant ces situations differentes. Il fallait aborder le rempart, la tour on 
la courtine. Si la defense etait elevee sur un esearpement de rocher, des 
galeries de bois, semboitant et sortant les unes des autres par travees, 
comme les tubes d'une longue-vine, etaient peu a peu dirigees contre la 
paroi du roc. Arrive la, le mineur sattachait au rocher, et commencait 
ä creuser en cheminant obliquement et en montant jusque sous les fon- 
dations; sous ces fondations et au point de leur assise sur le roc, il traeait 
des zigzags horizontaux, en ayant le soin d'etayer la galerie de mine 
derriere lui. Quand on jugeait qu'il y avait une assez grande etendue de 
rempart mince, les ouvriers se retiraient apres avoir anioncele des fagots 
dans la galerie et mettaient le feu a ces bois; les etais se calcinaient, et 
la muraille saffaissait. Dans ce cas, Yassiege ne pouvait ignorer que ses 
remparts fussent mines, puisqu'il voyait s'avancer peu a peu le chat 
jusqu'au roc sur lequel la defense s'appuyait. Il essayait de detruire par 
le feu ou par des projectiles pesants ce chat, cette galerie qui gagnait le 
pied du rempart; mais, s'il n'avait pu la detruire, si les ouvriers etaient 
51 l'oeuvre, il n'avait d'autre ressource que de contre-miner. Souvent les 
mineurs du dehors et ceux du dedans travaillaient a quelques pas les uns 
des autres sans se rencontrer. 
Si les defenses etaient etablies en terre pleine, avec fosse sec et con- 
trescarpe, les assiegeants ouvraient leurs galeries de mine a une asggy, 
grande distance, dans des maisons de faubourg, derriere des murs ou 
des plis de terrain; ils allaient chercher le sol sous le fosse, le traversaient, 
en tunnel, arrivaient sous les fondations des remparts, et commeneaient 
leurs galeries et chambres etaneonnees. Alors les assieges pouvaigm 
VIII.  51
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.