Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1143575
 391  [ SIEGE j 
les postes etahlis entre la ville et le chateau Narbonnais; du cote de 
Saint-Sernin, contre Fextreniite de la contrevallation. 
Les Francais perdent du terrain et abandonnent l'attaque des murs 
pour se mettre en bataille en plaine. Le comte de Montfort, qui reconnait 
le peril et qui voit etendre demesurement sa ligne de bataille, craint 
d'etre coupe; il donne l'ordre de concentrer soixante mille combattants, 
se metaleur tete, et fait une charge terrible qui ramene les assieges 
jusqu'a leurs defenses. Mais la les projectiles lances de la ville arretent 
la furie des Franeais ; les archers et frondeurs toulousains, aguerris, se 
repandent en tirailleurs sur les flancs de la colonne d'attaque du comte 
Simon, demontent les cavaliers, et jettent la confusion dans cette agglo- 
meration. Le frere du comte est blesse grievement, et, pendant que 
Simon de Montfort descend de cheval pour lui porter secours, il est 
lui-meme frappe d'une pierre qui lui brise le crane. Cette pierre, dit 
le chroniqueur, avait etc lancee par une pierriere tendue par des femmes 
pres de Saint-Sernin. Peu de jours apres, une nouvelle attaque ayant 
encore ete tentee sans succes, le siege est leve (1218). 
Les restes du comte Simon de Montfort furent transportes ä Garcassonne 
sitot apres la levee du siege et deposes dans Yeglise cathedrale de Saint- 
Nazaire. On a retrouve dans cette eglise, rebatie en grande partie au 
commencement du XIVe siecle, un bas-relief taille dans le gres du pays, 
d'un travail tres-grossier, qui provient peut-etre du tombeau du comte, 
et qui represente la derniere phase du siege de Toulouse. Les armes et 
les vetements des personnages appartiennent d'ailleurs aux premieres 
annees du 111113 siecle. Devant un edifiec muni de tours et de creneaux, 
on voit se developper deux rangs de palissades. Le palis interieur est 
compose de pieux serres les uns contre les autres, tandis que la defense 
exterieurc est composee de bois entrelaces. Entre ces deux obstacles 
setendent les lices, et le combat a lieu dans cet espace. De part et 
d'autre, les chevaliers plantent leurs bannieres, et la melee s'engage 
autour d'eux. Au-dessous de Yedifice fortifie, dont la courtine est de- 
coree de colonnes, est seulptee une picrriere fort curieuse dont nous 
presentons (fig. 1) la copie. La verge de la pierriere est renforcee dans 
sa partie inferieure par deux contre-fiches, et les trois pieces de bois, a 
leur base, sont serrees entre de larges moises, qui probablement sont 
de metal pesant. Six anneaux, auxquels sont attaches six cordages, sont 
fixes a cette base. Les trois brins composant la verge sont encore main- 
tenus par une embrasse possedant des tourillons qui roulent dans la tete 
de deux poteaux lateraux munis de croix de Saint-Andre et de contre- 
fiches. Six personnes, parmi lesquelles on peut voir deux femmes, tirent 
sur les cordages. Au-dessus des personnages est un plancher. Un servant 
poste sur ce plancher place une pierre ronde dans la poche de fronde de 
l'engin. Nous avons presente, a l'article ENGIN (fig. 13 et 1h), une machine 
analogue a celle-ci. 
Uedifice erenele que le bas-relief montre au-dessus de l'engin est
        

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