Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1143542
[ SIEGE ]  388  
et de ses conseillers clercs. L'un d'eux, dom Foucault, parle ainsi: u Pour 
(c avoir raison de 1a ville de Toulouse et en exterminer les habitants, 
a il nous faut faire tels efforts quapres nous, il en soit parle de par le 
a monde. Elevons une nouvelle ville, avec des maisons et des defenses. 
u De cette nouvelle ville nous serons les habitants; il y viendra une 
(c nouvelle population. Ce sera une Toulouse nouvelle, une nouvelle 
u seigneurie, et jamais si noble resolution n'aura etc prise, Car entre 
w cette ville et l'ancienne ce sera une lutte incessante, acharnee, jlläqlffl 
a ce qu'enfin l'une detruise l'autre. Et celle des deux qui restera sera 
u la maitresse du pays. Mais jusque-la ce sera nous qui gagnerons a ce 
a parti, car de tous cotes il nous arrivera des hommes et des femmes, 
(r des provisions de toutes sortes... Songeous qu'il nous faut assieger 
 longuement cette ville pour 1a detruire. Jamais vous ne l'aurez de 
u force, car jamais ville ne fut mieux defendueDevastons les environs; 
u qu'il n'y reste ni un epi, ni un brin de bois, ni un grain de sel, ainsi 
u reduirez-vous ces gens.  Seigneur, fit le comte, votre conseil est 
a bon.  Pas si bon, reprend Feveque, car si ceux de la ville possedent 
a la Garonne et sa rive opposee, il leur viendra de Gascogne de tels 
a secours que notre vie durant, ils ne manqueront de rien.  De par 
(r Dieu, seigneur eveque, dit le comte, nous irons, moi et plusieurs 
u barons, de l'autre bord, mon fils et mon frere garderont celui-ci. l) 
Ainsi fut prise 1a resolution d'investir completement la place. Ueveque, 
le legat, le prieur et Pabbe s'en allerent precher la croisade et recruter 
des troupes. 
De tous cotes on travaille dans la ville a renforcer les defenses; dans 
le camp des assiegeants, a elever la nouvelle ville : on l'entoure de fosses 
et d'ouvrages de terre palissades, avec creneaux, portes et guettcs. On la 
divise par quartiers, on trace des rues et l'on y fait aboutir des routes 
bien ferrees pour faciliter les arrivages. Le chateau Narbonnais en de- 
vient la citadelle. Cependant le comte de Montfort, a la tete de la moitie 
de ses forces, passe la Garonne en amont, a gue. Il setablit sur la rive 
gauche. Sans lui laisser de repos, les assieges se precipitent sur 1e pont, 
remplissent les barbacanes qui en forment la tete, et harcelent les 
troupes du comte jour et nuit. A Toulouse, viennent encore s'enfermer 
de nouveaux seigneurs avec leurs compagnies bien armees, le comte de 
Foix, don Dalrnace, des Aragonais, des Catalans. Encourages par Yarrivee 
de ces renforts, les gens de Toulouse font une sortie, et contraignent le 
comte de Montfort a repasser le fleuve et a se concentrer derechel" 
autour du chateau Narbonnais dans un grand camp retPHHChä- Bientot 
Parmee des Francais est plus occupee a se defendre qu'a attaquer. Les 
assieges font des tranchees en dehors de leurs remparts, des esearpes 
munies de palissades; ils dressent des breteches bien flanquees, afin que 
les archers et frondeurs puissent faire bonne retraite, s'ils sont repous- 
ses. Ils elevent derriere les palissades, des pierrieres, des calabres, des 
trebuchets, qui battent sans cesse le chäteau Narbonnais. Sur les murs,
        

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