Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1143419
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SIEGE 
forteresses selevent redoutables ; elles ne sont pas plutot elevees, qu'elles 
sont attaquees, prises, reprises, augmentees, perfectionnees. Ainsi se 
constitue un art veritable", dont on s'est peu occupe, il est vrai, mais qui 
n'en a pas moins eu, sur le caractere et les moeurs de la nation, une 
iniluence considerable. 
Nous disions tout al'heure que sous les Merovfingiens, et meme jus- 
qu'aux derniers des Carlovingiens, l'art de la guerre, tres-borne, n'allait 
pas jnsqu'a savoir attaquer ou dcfendre une place, et que si des hordes 
de barbares envahirent si facilement le sol des Gaules pendant les v0 et 
Vle siecles, cela tenait a la longue paix dont on avait joui sous l'empire 
des Cesars, et a l'incurie des municipes, qui n'avaient ni remparts 
autour de leurs villes, ni le souci de les munir et de les garder. Les 
Gaules setaient deshabituees de la guerre. Au X110 siecle, il n'en etait plus 
ainsi; depuis six cents ans on ne cessait de se battre sur le sol occidental 
de l'Europe. La feodalite s'etait installee dans toute sa puissance, et avec 
elle la guerre a l'etat permanent. Le vieil esprit gaulois, si bien depeint 
par Cesar, s'etait ranime au milieu des luttes perpetuelles des premiers 
temps du moyen age, et la feodalite, tout oppressive qu'elle fut, trouvait 
dans ce temperament du pays des elements de puissance qu'elle exploi- 
tait contre elle-meme. 
Sur un territoire couvert de chateaux fortifies occupes par des seigneurs 
turbulents, audacieux, la guerre etait et _devail; etre a Yetat chronique. 
D'ailleurs celui qui possede une arme n'attend que l'occasion de s'en 
servir, et la provoque au besoin. De meme celui qui possede une forte- 
resse ne vit pas sans un secret desir de la voir attaquer, ne fut-ce que 
pour prouver sa puissance. Dans un etat pareil, l'art des sieges ne pou- 
vait manquer de se developper a Pegal de celui de la defense, et les sei- 
gneurs revenus de Syrie, oü ils avaient acquis des connaissances nouvelles 
sur cet art, devaient saisir avec empressement toutes les occasions de 
s'en servir contre leurs rivaux. Mais, pour assieger une place, il ne suffit 
pas d'avoir de bonnes troupes d'hommes d'armes, il faut des soldats, 
des mineurs, des pionniers, des terrassiers. C'est ainsi que peu a peu 
cette partie de la population qui semblait exclue du metier des armes, 
se trouvait engagee a en prendre sa part, d'abord comme ouvriers, 
comme corveables, puis plus tard comme corps de troupes. 
Nous ne parlerons que sommairement des sieges entrepris contre des 
places fortesavant le X118 siecle, parce que le peu de documents ecrits 
qui nous restent sur ces operations sont trop vagues, trop contradic- 
toires meme, pour qu'il soit possible d'en tirer quelque chose ressem- 
blant a un art. Il n'est guere question dans ces documents que de moyens 
analogues a ceux employes par les Romains, mais avec peu de methode. 
Au siege d'Angers contre les Normands, Charles le Chauve employa des 
engins qu'il avait fait etablir par des ingenieurs appeles de Byzance  
Chronicon mon. S. Serg. 
A ndegav,
        

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