Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1143409
SIEGE 
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favorables etait reduite bientot a neant par l'abandon de ces grands 
vassaux, qui ne pouvaient retenir les hommes conduits par eux, sous 
leurs bannieres, passe un certain delai. 
Les croisades, entre autres resultats considerables, furent certaine- 
ment le premier point d'appui de la monarchie francaise, pour reduire la 
feodalite sous sa domination. En Syrie, on prit l'habitude de la guerre 
longue; les rapports avec Byzance mirent les armees occidentales en 
possession des moyens d'attaque employes par les armees romaines. 
Aussi est-ce au retour de ces expeditions, fussent-elles meme malheu- 
reuses, que nous voyons en Occident l'art des sieges pratique par les 
suzerains, prendre une consistance, s'attaquer a la feodalite pour la 
reduire peu a peu, chateau par chateau, et cela depuis Philippe-Auguste 
jusquäi Louis XI. 
C'est a dater des premieres croisades que l'attaque des places fortes 
se fait d'apres certaines regles, methodiquement; mais en meme temps 
l'art de la fortification se developpe, et atteint en France une perfection 
extraordinaire. 
Si l'on compare nos fortifications de la fin du xne siecle et du com- 
mencement du xme avec celles qui furent elevees a la meme epoque 
en Italie, en Allemagne, en Angleterre, on ne peut meconnaitre la supe- 
riorite des fortifications francaises. Cette superiorite de la defeilse n'etait 
que la consequence de la superiorite de l'attaque. C'est qu'en effet le 
gros des armees des croises etait compose principalement alors de Fran- 
cais, dest-a-dire des contingents fournis par le Brabant, les Flandres, 
Plle-de-France, la Picardie, la Normandic, l'Anjou, le Poitou, le Berry, 
la Guyenne, l'Auvergne, la Bourgogne, le Lyonnais, la Provence, le 
Languedoc et la Champagne. Ce sont ces armees de croises qui, au retour, 
sont employees a des guerres serieuses, longues, a des sieges difficiles. 
Ce sont les troupes de Philippe-Auguste, celles de Simon de Montfort, 
plus tard celles de saint Louis. 
En Syrie, ces armees emploient des ingenieurs lombards, genois et 
grecs, qui avaient conserve et meme perfectionne les traditions des armees 
romainesk Bientot, par suite de cette faculte particuliere aux peuples de 
nos pays, nous nous approprions les methodes de ces auxiliaires, trop 
souvent hostiles; nous rentrons en France, et nous employons ces me- 
thodes contre nos ennemis. Or, les ennemis, dans un pays feodal, sont 
ou peuvent etre partout. Aujourd'hui ce seront des Albigeois, demain 
des grands vassaux ligues contre le pouvoir royal. De toutes parts les 
l A Byzance, l'art de Fingdnieur militaire skitait conservä, ou plutüt n'avait jamais 
cesse? düätre pratiquä. La Bibliothäque impäriale de Paris, celles du Vatican, de Vienne, 
de Bolognc, de Turin, cl'Oxford, etc, possädcnt des manuscrits grecs relatifs Z1 l'art de 
Fingdnieur militaire, contenant. des räcits de siäges et de combats empruntäs aux divers 
äges de la Gräce, depuis le siäcle de Thucydide jusqu'aux premibres annäes du Bas-Empirü- 
Ccs manuscrits ont ätä recueillis par M. C. Wescher, sous le titre de : Poliorcätique 0166 
Grecs (Imprimerie impän, Plon, 6dit.).
        

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