Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1143383
SIEGE 
372 
L'art si avance de Yingenieur romain, soit pour defendre, soit pour 
attaquer les places, ctait perdu en Occident, et ne devait reparaitre 
qu'apres de longues periodes de guerre et de desastres. 
Les sieges entrepris par les Merovingicns (autant que les textes nous 
permettent de les apprecier) ne consistent qu'en travaux peu importants 
de contrevallations, et qu'en assauts repetes. Si les villes resistent tant 
soit peu, 1e decouragement, les maladies, ont bientüt reduit a neant les 
troupes dassiegeants. Cependant les barbares eux-memes avaient em- 
prunte aux Romains ou aux Orientaux quelques-uns de leurs moyens 
d'attaque. Gregoire de Toursl parle de beliers qu'Attila aurait employes 
pour battre les murs d'Orleans. Aetius, comme on sait, le forca d'ailleurs 
a lever ce siege; mais dans ces "temps intermediaires entre le regime 
romain et Fetablissement feodail en France, il n'est question ni de tra- 
vaux reguliers d'investissement, ni de mines methodiquement tracees, ni 
de ces engins que l'empire d'Orient avait pu emprunter aux Grecs, ni de 
tranchees de cheminement, ni de ces plates-formes (aggeres) que savaient 
si bien elever les troupes imperiales en face des remparts d'une place 
forte. Lorsque les Normands firent irruption dans le nord et l'ouest de 
la Gaule, sous les Carlovingiensfils ne trouveront devant eux que des 
villes palissadees a la hate, des forts de bois, des defenses en ruine ou 
mal tracees. Ils assiegeaient ces places a peine fermees, s'en emparaient 
facilement, et emportaient leur butin sur leurs bateaux, dans des camps 
retranches qu'ils etablissaient sur les cotes, pres de l'embouchure des 
fleuves ou dans des iles. Il n'est pas douteux que ces peuples scandinaves, 
traites de barbares par les choniqueurs occidentaux, etaicnt, au point 
de vue militaire, beaucoup plus avances qu'on ne l'etait dans les 
Gaules. Ils savaient se fortifier, se garder, approvisionner et munir leurs 
camps d'hiver : et en cela ils montraient bien leur origine äryane; les 
Aryas ayant laisse partout oii ils ont passe les traces de ces travaux 
defensifs, de ces oppida, dont l'assiette est toujours bien choisie. Or, qui 
sait comment on peut se defendre, sait comment on peut attaquer; la 
defense d'une place n'etant autre chose que la provision des moyens 
qu'emploiera l'attaque.  
Il ne nous reste que bien peu de defenses qui datent de Pepoque du 
premier etablissement des Normands sur le sol des Gaules 2; mais dans 
les contrees envahies et occupees par ces aventuriers, l'art de la fortifi- 
cation se developpant plus rapidement et sur des donnees beaucoup plus 
intelligentes que partout ailleurs en France, on peut supposer que ces 
terribles Normands avaient apporte avec eux des elements d'art mili- 
taire d'une certaine valeur relative. Tous les tcmoignages historiques 
nous les montrent saeharnant a l'attaque des places fortes, tandis que 
les troupes gauloises sont bien vite rebutees par les diflicultes d'un siege. 
l Livre Il, chap. vu. 
2 Ces däfenses ne sont que des camps retranchäs, des lignes propres il proteger 
promontoire, une cätc, contre les attaques venant de Fintärieur du pays. 
Üll
        

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