Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1142589
[ snaarnrzmu ]  292  
au rouge blanc, sans pour cela devenir cassant. Mais ces qualites du 
fer corroye a bras d'homme reconnues, il n'en faut pas moins signaler 
l'adresse rare avec laquelle les forgerons du moyen age savaient souder 
les pieces compliquees qui demandaient un grand nombre de passages 
au feu, sans les brüler. Ils employaient d'ailleurs le charbon de bois, 
soit pour obtenir la fonte, soit pour convertir les gueuses en lopins et en 
fer battu: le charbon de bois laisse au fer des qualites de souplesse et de 
duetilite que lui retire en partie la houille. Il en est de la fabrication du 
fer appliquee aux travaux d'art comme de beaucoup d'autres; ce que 
l'on gagne du cote de l'industrie, de la rapidite, de la puissance et de 
Feconomie des moyens, on le perd du cote de l'art. En perfectionnant 
les procedcs mecaniques, l'homme neglige peu a peu cet outil superieur 
a "tout autre qu'on appelle la main. Cependant on eprouvait des (lifti- 
cultes iusurmontables lorsqu'il s'agissait de faoonner de grandes pieces 
de forge a l'aide des bras, et la grande serrurerie de batiment ne com- 
mence a naitre qu'au moment ou les puissances de la mecanique purent 
etre serieusement employees. Ainsi, ne mettait-on en muvre dans les 
edifices, soit pour des chainages, soit pour des armatures, que des pieees 
de forge dont le poids n'excedait pas 200 kilogrammes, dont la plus 
grande longueur ne depassait pas L1 metres, et encore les pieces de 
cette force sont-elles fort rares avant le XVIII" siecle. Nous avons fait voir 
ailleurs comment les chainages etaient combines pendant les X118, X111", 
xrve et XVe siecles (voyez CHAINAGE) dans les grandes constructions. Ils 
consistaient en une suite de crampons agrafes les uns aux autres ou 
scelles dans la pierre. Pour les charpentes de fer, il n'en ctait pas question, 
bien entendu; et meme dans les charpentes de bois, le fer n'etait pas 
employe (voyez CHARPENTE). A dater du X1112 siecle, le fer, cependant, 
remplit un role tres-important dans les constructions comme tirants, 
crampons, armatures de baies, mais toujours en petites parties. Les 
noeuds, les rentlements des crampons, des traits de Jupiter, les eeils et 
leurs goujons souvent repetes, formaient, dans les maqonncries, des 
poches de fer volumineuses qui, en s'oxydant, faisaient cclater les pierres 
et causaient de graves desordres. On tentait bien (feviter le danger de 
l'oxydation par des scellements en plomb, mais ce moyen etait insufli- 
sant, et bon nombre de monuments doivent en partie leur etat de ruine 
a ces masses de fer enfermees entre les assises et cramponnees dans leurs 
lits. La grande serrurerie restait, par l'insuffisance des moyens mecani- 
ques, a Fetat barbare, tandis que la serrurerie fine s'elevait au contraire 
a la hauteur d'un art tres-parfait dans sa forme et dans ses mgygns 
dexeeution. Dans un meme editiee dont la grosse serrurerie accuse les 
procedes de fabrication les plus naifs, vous trouvez, comme a Notre-Dame 
de Paris, des pentures de portes dont la merveilleuse execution est un 
sujet d'etonnement pour les gens du metier. Pour ces forgerons des 
x11" et X1110 siecles, le fer semblait etre une matiere molle et facile asouder 
comme l'est la cire ou le plomb, et c'est a grancVpeine si quelques tres-
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.