Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1142437
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SCULPTURE 
ture sa gravite, son modele, et qu'on pretend obtenir autre chose que 
des poupees habillees. L'harmonie des tons entre pour beaucoup dans 
Cette peinture d'objets en relief, et cette harmonie n'est pas la meme 
que celle adoptee pour les peintures a plat. Ainsi, par exemple, dans 
les peintures a plat, les artistes du moyen age mettent rarement l'un 
a cote de l'autre deux tons de couleurs differentes, mais de meme 
valeur ; c'est une ressource dont ils n'usent qu'avec parcimonie. Dans la 
la sculpture, au contraire, a dater du XIIIE siecle, ces artistes cherchent 
des tons de valeurs pareilles, se fiant d'ailleurs au modele du relief pour 
cmpecher qu'ils ne genent le regard. En effet, les ombres naturelles 
neutralisent la dissonance qui resulte de la juxtaposition de deux tons 
d'egale valeur, et ces egales valeurs donnent aux reliefs une unite, une 
grandeur d'aspect, que des tons de valeurs tres-dissemblables leur enle- 
veraient. Cette etude peut etre faite sur quelques monuments colores 
qui existent encore, comme par exemple le retable de la chapelle de 
Saint-Germer depose au musee de Cluny, des tombeaux de l'abbaye de 
         
occidental), de Notre-Dame de Reirns (porte nord, masquee). C'est surtout 
dans la grande sculpture exterieure qu'on peut constater ce systeme 
de coloration pendant la premiere moitie du X1119 siecle. Une statue est- 
elle revetue d'une robe et d'un manteau, le peintre, adoptant le bleu 
pour la robe et le pourpre pour le manteau, a prepare ses deux tons de 
maniere qu'ils presentent a l'exil une meme valeur. Chaque couleur a 
une echelle chromatique de nuances ; en supposant pour chaque couleur 
une echclle de cinq nuances, l'artiste, pour une meme figure, adoptera, 
par exemple, les tons bleu et pourpre no 3, mais bien rarement no 2 et 
110 3. Ainsi ces colorations laissent-elles a la sculpture sa grandeur. Plus 
tard, au contraire, vers la fin du X1116 sieele, les peintres de la sculpture 
cherchent les oppositions. Ils poseront sur une meme statue un ton rose 
et un ton bleu fonce, vert blanchatre et pourpre sombre. Aussi la sculp- 
ture peinte, a dater de cette epoque, perd-elle la gravite monumentale 
qu'elle avait conservee pendant la premiere moitie du XIII' siecle. On ne 
tarda pas cependant a reconnaitre les defauts de cette coloration heurtee, 
vive, brillante et trop reelle, car vers la fin du xlv" siecle, tout en conser- 
vant des tons de valeurs diifercntes sur une meme statue, on couvrit si 
bien ces tons de details d'ornements d'or, bruns, noirs, que ce reseau 
dissimulait les oppositions de couleurs et rendait de Funite a l'ensemble 
de la figure. Les colorations de la statuaire ou de la sculpture d'ornement 
au XVe siecle sont plus rares a Pexterieur des edifiees. Ces peintures sont 
reservees pour les tombeaux, les retables, les meubles et bas-reliefs in- 
terieurs. Toutefois on trouve encore a cette epoque des traces de colo- 
rations exterieures : ainsi les statues dont nous parlions tout Z1 l'heure, 
qui ont ete deeouvertes dans les ruines du chateau de Pierrefonds, et qui 
decoraient les faeades, les tours, etaient peintes, mais de trois tons seu- 
lement : le jaune, le brun rouge et le blanc. Presque toute la sculpture
        

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