Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1142423
SCULPTURE 
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lement blanc jaunätre ; tous les details, les traits du visage, les plis des 
vetements, leurs bordures, sont redessines de traits noirs tres-lins et 
tries-adroitement traces, afin d'accuser la forme. Le meme procede est 
employe a Autun, a Moissac. Derriere les figures, les fonds sont peints en 
brun rouge ou en jaune d'ocre, parfois avec un semis leger d'ornements 
blancs. Cette methode ne pouvait manquer de produire un grand effet. 
Rarement, dans la premiere moitie du xne siecle, trouve-t-on des statues 
colorees de divers tons. Quant aux ornements, ils etaient toujours peints 
de tons clairs, blancs, jaunes, rouges, vert pale, sur des fonds sombres. 
C'est vers MAO que la coloration s'empare de la statuaire, que cette sta- 
tuaire soit placee a Fextcrieur ou a Finterieur. Les deux statues de Notre- 
Dame de Gorbeil, dont nous avons parle au commencement de cet ar- 
ticle, etaient peintes de tons clairs, mais varies, les bijoux rehausses d'or. 
Les statues du portail occidental de Ghartres etaient peintes de la meme 
maniere. Quelquefois meme" des gaufrures de pate de chaux etaient 
appliquees sur _les vetements, ainsi qu'on peut le constater encore au 
portail de la cathedrale d'Angers. Ces gaufrures etaient peintes et dorees. 
et figuraient des etoffes broche-es ou des passementeries. Les nus de la 
statuaire, a cette epoque, sont tres-peu colores, presque blancs et redes- 
sines par des traits brun-rouge. 
Il va sans dire que la statuaire des monuments funeraires etait peinte 
avec soin, et c'est sur ces ouvrages d'art qu'on peut encore aujour- 
d'hui examiner les moyens de coloration employes. Nous avons vu les 
statues des Plantagenets, a Fontevrault, entierement couvertes de leur 
ancienne peinture avant le transport de ces figures au musee de Ver- 
sailles. 
Le XIIIe siecle ne fit que continuer cette tradition. La statuaire et 
l'ornementation des portails de Notre-Dame de Paris, des cathedrales 
de Senlis, d'Amiens, de Reims, des porches lateraux de Notre-Dame de 
Ghartres, etaient peintes et dorees. Et de meme que la sculpture, la colo- 
ration penchait vers le naturalisme. Toutefois cette peinture ne consis- 
tait pas seulement en des tons poses a plat sur les vetements et les nus : 
l'art intervenait. Dans les plis enfonces, dans les parties qui sont oppo- 
sees a la lumiere, ou qui pouvaient accrocher des reflets trop brillants, 
on reconnait l'apposition de glacis obscurs. Des redessines vigoureux en 
noir ou en brun donnent du relief au modele, de la vie aux nus. Ainsi, 
dans les fonds des plis de robes bleu clair, le peintre a pose un glacis 
roux; d'autres fois a-t-on fait valoir des tons jaune pur, dans la lumiere. 
par des glacis froids obtenus par du noir. Les artistes qui ont fait les 
admirables vitraux des xne et XIIIe siecles avaient une connaissance 
trop parfaite de l'harmonie des couleurs pour ne pas appliquer cette 
connaissance a la coloration de la sculpture. Et, a vrai dire, cela n'est 
point aussi facile qu'on le  pourrait croire tout d'abord. Les tentatives 
en ce genre qu'on a faites de notre temps prouvent que la difflculte en 
pareil cas est grande, au contraire, quand on veut conserver a la sculp-
        

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