Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1142415
 275  [ SCULPTURE ] 
de ces sculptures d'une echelle qui ne tient pas compte de l'architecture. 
Au contraire, Fechelle de cette ornementation est en rapport parfait avec 
la destination et la place, claire, facile a saisir, et s'inspirant de la flore 
sans se soumettre a une imitation absolue. Les beaux rinceaux de feuil- 
lages, par exemple, qui entourent les grandes niches des preux, posees 
a 25 metres du sol, et qui sont destinees a etre vues de fort loin, ont 
toute l'ampleur que comporte la place. Leur modele accentue produit 
un effet tres-riche, sans confusion, defaut si commun dans l'ornementa- 
tion du XVIe siecle. Il y avait donc, des le commencement du xve siecle, 
a cote de la vieille ecole gothique qui se mourait, un noyau d'artistes pre- 
parant une renaissance dans toutes les branches de l'architecture. Malgre 
les malheurs des temps, cette ecole se maintenait, et la pratique de l'art, 
loin de s'abaisser, atteignait, au milieu du XVB siecle, un haut degre de 
perfection. Uornementation des parties de la sainte Chapelle qui datent 
de Charles VII, ainsi que celle des ediüces du temps de Louis XI, est par- 
fois large et bien composee, preferable, sous ce rapport, a la sculpture 
de la lin du xive siecle, qui peche par la maigreur et le defaut d'echelle; 
toujours cette ornementation est executee avec une habilete surprenante. 
A voir les choses sans prevention, c'est bien plutot cette ecole francaise 
du xve siecle qui forme nos artistes de la renaissance que les relations 
avec l'Italie, comme nous Yexpliquons ailleurs 1. 
Les ecoles laiques qui, des la fin du xne siecle, semparerent de la cul- 
ture des arts, etaient parties d'un bon principe: solidarite entre les oeuvres 
concourant a un ensemble monumental, et etude rellechie de la nature. 
Si ces ecoles subiront a certains moments les influences de la mode, ces 
ecarts ne les detournaient pas de cette etude constante. (Yetait dans leur 
propre fonds qu'elles puisaient, non dans l'imitation d'arts etrangers 
a leur essence. Elles ne se faisaient ni grecques, ni romaines, ni byzan- 
tines, ni allemandes; elles suivaient leur voie, elles vivaient dans leur 
temps, et leur temps les comprenait. (Yetait la une force, la force qui 
avait soutenu l'art grec. Si prevenu qu'on soit contre la sculpture du 
moyen age, on ne saurait meconnaitre son originalite; cette qualite 
Suflita lui donner un rang eleve dans l'histoire des arts. A vrai dire, tout 
art qui manque dbriginalite, qui ne vit que d'emprunts, ces emprunts 
fussent-ils faits aux meilleures sources, ne peut esperer conserver une 
Place dans le cours des siecles; il est bientot efface, et va remplir ces 
limbes oü demeurent dans l'oubli toutes les oeuvres qui n'ont possede 
qu'une vie factice. 
Le moyen age a tres-frequemment colore la statuaire et Pornementa- 
tion Sculptäe, c'est encore un point de rapport entre ces arts et ceux de 
llantiquite grecque. La statuaire du X116 siecle est peinte d'une maniere 
conventionnelle. On retrouve, sur les figures de la porte de leglise abba- 
tiale de Vezelay dont nous avons entretenu nos lecteurs, un ton genära- 
Voyez Ancxmx-zcrunx.
        

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