Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1142255
 259  [ SCULPTURE 1 
du travail et suivie jusqu'au bout sans hesitation. Que le genie de nos 
statuaires ne se prete pas a cette dure besogne, nous le voulons bien; 
mais au total l'art y a perdu, car les fontes du moyen age, aussi bien 
que celles de Fantiquite et de la renaissance, sont superieures comme 
purete et legerete a celles qui sortent aujourd'hui de nos ateliers. En 
Italie, en Allemagne, en France, pendant le moyen age, on fit d'admi- 
rables fontes, et ces sculpteurs-fondeurs (car il fallait etre l'un et l'autre) 
francais, allemands, italiens, ne croyaient pas faire une chose extraordi- 
naire lorsqu'ils avaient reussi a couler une grande piece. Ils ne croyaient 
pas utile, pour faire valoir leurs oeuvres, d'occuper toute une ville, et 
d'ecrire cent pages de memoire, comme le fit plus tard Benvenuto Cellini 
a propos de son Persäe. Ils avaient tort, et l'exemple de ce maitre poseur, 
pour nous servir d'une expression qui s'applique si bien a l'homme, 
prouve que le bruit, en pareil cas, s'il ne proüte pas a l'art, contribue 
a la renommee de l'artiste. 
On ne cessa jamais de fondre des objets en bronze dans les Gaules, et 
du temps de Gesar deja nos ancetres etaient habiles a ouvrer les metaux. 
Les rapports frequents avec l'0rient, a dater du x15 siecle, apporterent 
des perfectionnements dans cette industrie si ancienne en France, et il 
ne faut point etre surpris de trouver des fontes du x11" siecle, qui 
surpassent en beaute tout ce qu'on a su faire depuis. Tel est Fadmirable 
candelabre de cette epoque, qui faisait partie de la collection Soltykoff, 
et qui fut achete pour l'Angleterre. Cet objet, fondu d'un seul jet, sans 
une piece rapportee, presente une suite d'enroulements et de figurines 
enchevetres, le tout ajoure et d'une admirable purete de style et (l'exc- 
cution. Il provenait de la cathedrale du Mans. (Voyez le Dictionnaire du 
mobilier, aux USTENSILES.) 
Jusque vers le milieu du X1118 sieclc, si'la statuaire echappe en France 
au naturalisme absolu, les diverses ecoles ne s'avancent pas toutes d'un 
pas egal; quelques-unes maintiennent assez tard une sorte d'archai'sme, 
tandis que celle de Ylle-de-France se jette hardiment dans Petude de 
plus en plus exacte de la nature. Il est meme certains edifiees dans les- 
quels, probablement, on employait de vieux sculpteurs, qui possedent 
une statuaire relativement arrieree ou empreinte d'un style qui n'etait 
plus admis au moment de leur construction. Ainsi, la eathedrale de 
Laon, dont la facade ne peut etre anterieure a 1200, meme dans la con- 
struction de ses (euvres basses, montre sur ses portes des bas-reliefs ou 
statues qui ont conserve un caractere archaique bien prononcee. Les 
artistes, auteurs de ces ouvrages, sont penetres des exemples de peintures 
grecques. lly a dans l'agencement des figures, dans les compositions, une 
recherche de la symetrie qui rappelle les vignettes des manuscrits grecs, 
Cette influence se montre meme dans le choix des sujets, dans les drape- 
ries, dans quelques accessoires, tels que sieges, dais, etc. A Notre-Dame 
de Reims, la porte nord du transsept, aujourd'hui masquee, est toute 
empreinte de ce style des peintures grecques, bien que cette porte soit
        

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