Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1142233
 257  [ SCULPTURE ] 
ou autres, en bronze, jusqu'a 1a revolution du dernier siecle. La col- 
lection Gaigneres d'Oxford en reproduit beaucoup, et les inventaires 
des eglises en signalent de tous cotes. ll est evident que la plupart 
de ces (nuvres de metal, grandes ou petites, etaient fondues a cire 
perdue, car, outre que le moine Thcophile mentionne l'en1ploi de ce 
procede, les monuments existants indiquent que la fonte venait sans 
bavures, puisqu'on n'en retrouve point de traces, et que le grain de la 
fonte est egal partout. Si la ciseluro intervient, ce n'est que pour donner 
du vif ä des broderies, obtenir des gravures dclicates, mais nulle part 
on ne voit la trace de la lime, de la rape ou du grattoir. D'ailleurs on 
sait fort bien que les imagiers du moyen age avaient pris l'habitude de 
modeler des figures de cire de grandeur naturelle, puisqu'il en est fait 
souvent mention. Or, ces figures etaieut faites sur des noyaux de terre 
sechee, suivant le procede indique par Theophile. Le procedc pour 
fondre est le mcme. Ces bronzes du moyen age sont fondus tres-minces, 
comme la plupart des bronzes antiques, et comme le sont aussi les 
belles statues franeaises de la renaissance, parmi lesquelles on citera 
celles de Henri Il et de Catherine de Medicis de Yeglise de Saint-Denis. 
Dans ces deux figures, la fonte n'a point ete retouchee et est restee telle 
qu'elle est sortie du moule. Or, ces figures sont fondues d'un seul jet et 
ne presentent aucune bavure. L'emploi de la cire perdue permettait seul 
d'obtenir un pareil resultat. 
Mais le moyen age n'est point routinier dans l'emploi des procedes. 
Il cherche sans cesse, il simplifie, modifie et ameliore avec une telle 
actixfite, qu'un monument, ou meme un objet, est commence düipres 
un systeme et fini suivant un autre. Non content de fondre ou de re- 
pousser au marteau des statues de bronze ou de grands objets mobiliers, 
tels que chaires, fonts laaptismaux, croix de carrefour, lutrins, margelles 
de puits, tombes, candelabres, etc., il avait adopte un procede mixte 
qui permettait d'obtenir des resultats singuliers. On fondait une ligure, 
comme un mannequin vetu d'un habit de dessous; puis, sur ce manne- 
quin de bronze, on posait successivement des habits de dessus, faits au 
marteau, des armes, des bijoux de bronze cisele, des couronnes et tous 
les ornements constituant une riche parure. C'est ainsi que sont fabri- 
quces quelques-unes des statues qui ornent le tombeau de Maximilien 
a lnnsbrück; et bien que ce monument ne date que du XVIB siecle, nous 
retrouvons 1a un proeede de fabrication tries-anciennement adopte, non- 
seulement en Allemagne, mais en France. 
D'autres fois le mannequin etait de bois et etait revetu de lames tres- 
minces de bronze faconnees au marteau ou simplement embouties, 
Gest-a-dire modelees avec Febauchoir sur son moule de bois. Aussi ces 
artistes du moyen age pouvaient-ils satisfaire a toutes les exigences de 
l'art et a celles de Feconomie. 
Le sieclc de Louis XIV, qui avait la pretention d'avoir tout invente ou 
tout retrouve, admit qu'avant les freres Kellcr, en France, on ne savait 
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