Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1142125
SCULPTURE 
2116 
Il ne parait pas que les tailleurs d'images se servissent de modeles; car, 
dans les representations de ces sortes de travaux, qu'on retrouve sur 
des vitraux, dans des vignettes de manuscrits et des bas-reliefs, on ne voit 
jamais de modeles figures, mais des panneaux. D'ailleurs, ces sculpteurs 
ne repetaut jamais exactement le meme motif, il est evident qu'ils ne sui- 
vaient point un modele. Dans des ornements courants memes, comme 
des feuilles ou crochets de bandeaux et corniches, chaque ornement est 
traite suivant la largeur de la pierre, et sur vingt feuilles, semblables 
comme type, il n'en est pas deux qui soient identiques. 
Pour ces ornements courants, voici comment on procedait. Un maitre 
faisait une feuille, un crochet, un motif enfin, destine a etre repete sur 
chaque morceau; puis, des ouvriers copiaient librement ce type. Cette 
methode est devoilee par la presence de morceaux executes entre tous 
avec une rare perfection et par des mains habiles. Lorsqu'il s'agissait 
de pieces exceptionnelles, 'telles que grands chapiteaux, ou des gar- 
gouilles, ou des compositions un peu compliquecs, prenant une certaine 
importance, elles etaient eonfiees a ces maitres tailleurs d'images. Beau- 
coup de sculptures de Yepoque romane etaient faites sur le tas, dest-ä-dire 
apres un ravalement; ce qui est indique par des joints passant tout a 
travers les ornements et parfois meme les figures. Mais Pecole laique 
repoussa cette methode jusqu'au xvrf siecle, dest-a-dire tant que les 
corporations conserveront leur organisation intacte. Chaque ouvrier 
finissait l'objet qui lui etait confie. Jamais un tailleur de pierre ou un 
tailleur d'images ne montait sur le tas. Il travaillait sur son chantier, 
terminait la piece, qui etait enlevee par le bardeur et posee par le macon, 
qui seul se tenait sur les echafauds. On ne peut disconvenir qu'une 
pareille methode düt donner aux contre-maitres plus de faeilites pour 
mettre de l'ordre dans le travail, düt eviter les encombrements, par con- 
sequent les chances d'accident, et permit une grande rapidite d'execution; 
du moment que l'organisation premiere etait bonne, et que l'architecte 
avait tout prevu (l'avance : or, il fallait bien qu'il en fut ainsi, pour que 
ces rouages pussent fonctionner. Sous ce rapport, il n'y a pas a tirer 
vanite des progres que nous avons faits. 
C'est au moment de Fepanouissement de Yecole laique, que les ani- 
maux, si frequents dans Yornementation romane, delaisses dans la sculp- 
ture de la fin du xne siecle, reparaissent dans la clecoration cxterieure des 
edifices. A cote de la flore, ils forment une faune ayant sa physionomie 
bien caracterisee. Les animaux figures dans la sculpture de 1210 a 1250 
sont de deux sortes : les uns sont copies sur la faune locale, et sur quel- 
ques especes dont, par luxe, les grands seigneurs gardaient des individus 
dans leurs palais, tels que lions, pantheres, ours, etc.; les autres ap- 
partiennent au regne fabuleux si bien deerit dans les bestiaires. C'est 
le grifon, la wivre, la caladre, la lzavyaie, la siräne, le basilic, le plzänix, le 
tiris, le dragon, la salamandre, le pärädexion, animaux auxquels ces bes- 
tiaires accordaient les qualites ou les instincts les plus etranges. Pour-
        

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