Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1141629
SCULPTURE 
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bien plus persique, quant au styfle, que grecque ou greeo-romaine. Les 
arts des Perses avaient profondemcnt penetriä la sculpture ilbrnirnnrnt 
de Byzance, a ce point que certains chapiteaux ou certaines frises de 
Sainte-Soluble, par exemple, semblent arraehes a des monuments de la 
Perse et menie de l'Assyrie. On comprend parlaitcnieiit, eu ellct, com- 
ment des villes comme celles du Hauran, qui ne servaient que de lieux 
de repos, que d'etapes pour les caravanes se dirigeant sur Antiochc, ne 
pouvaient pas recevoir de ces caravanes quantite de produits ou d'objets 
devant etre livres aux negociants a destination. En un mot, et pour 
employer une expression vulgaire, ces caravanes ne dcfballaizznt qu'a 
Antioche, et ce qu'elles laissaient en chemin ne pouvait etre que (les 
objets de peu d'i1nportance propres a etre echanges contre la nourriture 
et le logement qu'elles trouvaient dans ces villes. Mais Constantinople 
etait un entrepot ou venaient s'amasser tous les objets les plus precicux 
qu'apportaient du golfe Persique les caravanes qui remontaient le Tigre, 
passaient par la petite zlrmenie, par la Cappadoce, la Galatic et la Bi- 
thynie. A Constantinople, ces objets etaient vus de tous; des artisans ou 
artistes perses s'y etablissaient: l'art grec proprement dit, si vivace encore 
dans le Hauran, c'est-attire dans le voisinage de ces anciens centres 
grecs de Lycie, de Carie, de Gilicie, l'art grec, a Byzance, loin d'ailleurs 
de ses foyers primitifs, etait etoulfc sous l'apport constant de tous ces 
elements persiques.  
Ainsi donc, si nous entendons par art byzantin l'art de Constantinople 
au vle siecle, nous devons,  en ce qui regarde la sculpture,  consi- 
derer cet art comme un melange dans lequel l'cle1nent persique domine 
essentiellement, non-seulement Pelement persique des Sassanides, mais 
celui meme des Arsacides, et dans lequel Pelernent grec est presque 
entierement etouffe. Si, au contraire, nous entendons par art byzantin 
l'art de la Syrie du IVC au V18 siecle, nous admettrons que Felement grec 
(lominc, surtout si nous prenons la Syrie centrale. 
Les croises, a la fin du x10 siecle et au commencement du x11", s'etant 
repandns en Orient depuis Constantinople jusqu'en Armenie, en Syrie 
et en Mesopotamie, il ne faut point etre surpris si dans les elements 
d'art qu'ils ont pu rapporter de ces contrees, on trouve, et des influences 
grecques prononcees, et des influences pcrsiques, et des influences 
produites par des melanges de ces arts deja effectues ÜHLÜIÄOLIFQIDODI. 
Si bien, par exemple, que certaines sculptures romanes de France 
rappellent le faire, le style mcme de quelques bas-reliefs de Persepolis, 
d'autres des villes du l-lauran, d'autres encore de Palestine et meme 
(TEgypte; non que les croises aient ete jusqu'en Perse, mais parce qu'ils 
avaient eu sous les yeux des objets, des monuments meme, peut-etre, 
qui etaient inspires de Pantiquite persique. 
Reprenons l'examen de nos ecoles franeaises. L'eeole de sculpture 
d'ornement du Poitou et de la Saintonge etend ses rameaux jusqu'a 
Bordeaux, mais eI1 remontant la Garenne elle ne va pas au dela du lilas-
        

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