Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Quai-Synagogue]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139468
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1140691
 103  [ scurrruroa j 
L1 philosophie, des mouvements de l'esprit humain,  et les arts ne sont 
autre chose qu'une eclosion intellectuelle,  il est necessaire de bien 
connaitre et de constater les conditions favorables ou defavorables a cette 
eclosion, par consequent de signaler les courants, leurs melanges et les 
produits successifs de ces melanges. 
On s'est un peu trop habitue, peut-etre, a traiter les questions d'art 
(Yapres ce qu'on appelle le sentinzcnt; influence mobile comme la mode, 
fugitive, et qui a le grand inconvenient d'eloigner l'artiste de la recherche 
des causes, des origines, de Fidee philosophique sans laquelle l'art n'est 
       
Le sentiment, admettant qu'il faille compter avec lui, a besoin d'un 
hoint (l'appui ; ou le trouvera-t-il, si ce n'est dans l'analyse, le raison- 
nement, l'observation et le savoir? Jugeons les choses d'art avec notre 
Sentiment, si l'on veut, mais elevons notre sentiment, ou plutot notre 
fuculte de sentir, a la hauteur d'une science, si nous pretendons faire 
accepter nos jugements par le public impartial. D'ailleurs, n'en est-il pas 
11H peu du sentiment comme de la foi, qui accepte, mais ne cree pas. 
A la raison humaine seule est reservee la faculte de creer; c'est la raison 
(llli conduit a l'art par la recherche et le triage d'on ressort la (lefinition 
et la conscience du beau et du bon; c'est la raison qui conduit a la phi- 
10S0phie par les memes procedes. On n'a jamais fait de philosophie pas- 
sable avec ce que nous appelons le sentiment. Les Grecs, qui s'y connais- 
Saient un peu, n'ont jamais cru que le sentiment seul put guider, soit 
düHS la pratique des arts, soit dans les jugements qu'on peut porter 
sur leurs productions. a Toutes choses etaient ensemble; l'intelligence 
(f les divisa et les arrangea n, dit Anaxagore 1. Si la foi et le sentiment 
10m des miracles, ce n'est pas de cette facon. La foi.fait mouvoir les 
m0ntagnes peut-etre, mais elle ne sait ni ne senquiert de quoi les mon- 
tilgnes sont faites, ni pourquoi elles sont montagnes. Si elle le savait, 
elle se garderait de les deranger de leur place. 
Qu'est-ce, dans les arts, que le sentiment des choses, sans la connais- 
sance des choses ? 
Ce serait trop sortir de notre sujet que de nous etendre plus longtemps 
sur ces influences qui ont dirige les arts de Fantiquite, soit dans la voie 
hieratique, soit dans la recherche du mieux. Il nous suffit d'indiquer 
quelques-uns de ces courants, avant de presenter le tableau de l'art de 
la statuaire pendant le moyen age, tableau a peine entrevu, bien qu'il se 
developpe chaque jour devant nos yeux. 
Ce qu'etait devenue la sculpture sous l'empire, dans les Gaules, chacun 
le sait. Des types antiques perfectionnes par les Grecs, repandus sur 
tout le continent occidental de l'Europe par les Romains, reproduits par 
une population d'artistes qui ne selevaient pas {in-dessus de l'ouvrier 
d'un ouvrage 
(Diügx 
Lacrcc, Il, 
6; Walken, Diatrilf. m Euripid.
        

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