Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Tabernacle-Zodiaque]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144985
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1145794
 59  [ TOMBEAU ] 
Nous ne doutons pas que les premiers de ces tombeaux etaient garnis 
d'un poele dYÄ-toffe aux anniversaires ou ä certains jours solennels, et 
nous en donnerions comme preuve les attaches de tiges de metal ou les 
douilles dont on trouve frequemment la trace le long des socles. Pour 
les seconds, ils ifetaient qu'un signe apparent indiquant la place de la 
sepulture.  
Il existe des plates-tombes d'une epoque assez ancienne, Gest-ä-dire 
remontant au X112 siecle, mais qui, tout en presentant peu de relief, 
formaient cependant assez de saillie sur le sol pour qu'on ne püt mar- 
cher dessus, tandis que ce n'est que vers 1225 que l'on commence a voir 
des plates-tombes au ras du sol, et seulement gravees. 
Il faut cependant mentionner ici une tombe tres-singuliere, qui 
autrefois etait placee dans le choeur de Feglise Saint-Germain des Pres, 
a Paris, et qui est aujourd'hui deposee a Saint-Denis : c'est celle de 
Fredegonde. Dom Bouillardl pretend que cette princesse avait etc 
enterree dans la basilique de Sainte-Croix et de Saint-Vincent, du cote 
du nord, pres du gros mur qui soutenait le clocher. La tombe actuelle 
ne remonte pas au delä de la premiere moitie du x11" siecle. C'est une 
plaque de pierre de liais incrustee de fragments de pattes de verre et de 
pierres dures, entremeles de filets de cuivre. Des reserves laissees dans 
la pierre forment les lincaments du vetement. La tete, les mains et les 
pieds, entierement unis aujourd'hui, ctaient tres-probablement peints. 
Nous ne connaissons pas d'autre exemple de ce genre de monuments 
funerairesü; et il est difficile de decouvrir les motifs qui determinerent 
les religieux de Saint-Germain des Pres a faire executer ce monument 
suivant un procede aussi peu usite. Etait-ce pour imiter une mosaique 
beaucoup plus ancienne qui aurait ete faite par encloisonnements, sur des 
         
Nous ne saurions le dire. D'autres plates-tombes en mosaique existent 
en France, celle, entre autres, de Peveque d'Arras, Frumaldus, mort 
en 11803, et celle trouvee dans les ruines de l'abbaye de Saint-Bertin, 
avec la date de 1109 ; mais ces tombes sont executees suivant le procede 
ordinaire du mosaiste employe en Italie et en France au XIIB siecle, 
procede qui ne ressemble en rien a celui adopte pour l'effigie de 
Fredegonde.  
Il nous reste deux belles tombes datant du xue siecle, qui representent 
en plat relief les effigies des rois Glovis I" et Childebert I". Ces tombes, 
qui proviennent de l'abbaye de Saint-Germain des Pres, sont maintenant 
1 Hisloire de l'abbaye royale de Saint-Germain des Präs. Paris, 17211. 
2 Cette tombe a ete souvent reproduite par la gravure et la chromolithegrapliie (voyez 
la Slafislique de Paris par M. Alb. Lenoir; l'ouvrage de M. Gailhabaud, PAn-clzilecture 
et les arls qui en däpendent; D. Bouillard, Hzk-t. de l'abbaye de Saint-Germain des Pros ; 
Alex. Lenoir, Musäe des monuments fi-angais; de Guilliermy, Monographie de Pdgli-ve 
royfale de Saint-Denis). 
3 Voyez l'ouvrage cite de M. Gailhabaud.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.