Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Tabernacle-Zodiaque]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144985
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1149871
D67 
YOUTE 
portion de voüte qui a deja pu etre elevee sans le secours d'un cintrage, 
mais a l'aide dtune simple tige de bois ou de cerces. Ces cintres ont ete 
reunis par des planches ou couchis B, quiil n'a pas etc necessairc de 
poser jointifs, lalanches assez epaisses pour ne pas plier sous la charge 
d'un homme. Sur ces planches, les maeons ont fait le carrelage C avec 
de grandes briques plates, comme on construit encore de nos jours des 
ventes en tuiles ou carreaux de terre cuite, ciment ou platre 1. Des lors 
les ouvriers operaient sur une eroüte solide, homogene et pouvant re- 
Sister a une charge. Les nerfs D ont etc poses a l'aplomb de chaque cintre 
et formes de grandes briques carrees. (les nerfs ont ete disposes ainsi 
que l'indique le detail X, avec des doubles briques ab, de distance en 
flistanee, de rnaniere a pouvoir couler dans la rainure laissee entre elles 
lles planches P normales a la courbe. Le long de ces planches conside- 
rees comme dossiers, ont ete posees les entretoises E en grandes briques 
se chevauchant. Apres la prise du mortier maintenant les briques de ces 
entretoises, les planches P ont ete enlevees, puis les cellules restant vides 
ont ete remplies d'un blocage de tuf ou de pierre ponce et de mortier. 
ll est evident que si, a partir du niveau N, les maeons avaient du bander 
ungvoütg de 021m a 0m50 d'epaisseur en briques ou moellons par le 
procede ordinaire, dest-a-dire en montant peu a peu les rangs de cla- 
veaux a partir de ce niveau N Jusqua la clef, il aurait fallu des cintres de 
charpente et des couchis tres-resistants; car, ayant atteint le niveau M 
de la vente, la pression de la balisse sur le cintrage eut ete tres-conside- 
rable et aussi forte sur les couchis que sur les cintres eux-memes. D'ail- 
leurs les cintres de charpente se dcsseehent, jouent toujours quelque 
peu dans leurs assemblages, et conservent difficilement leur courbure 
pendant plusieurs semaines, s'ils sont coupes sur un grand diametre. Le 
carrelage G devant etre fait tres-rapidement et formant a lui seul un cin- 
trage, les cintres de charpente pouvaient, sous ce carrelage, se desse- 
cher et se deforrner sans inconvenients. Ils n'etaient plus maintenus en 
place avec leurs couchis que comme un surcroit de precaution. On voit 
encore lcs traces de ce carrelage, simple ou double, dans beaucoup de 
voütes romaines 2. Il recevait les enduits interieurs qui adheraient a sa 
surface au moyen des bavures du platre ou du mortier qui reunissait 
les briques posees a plat. Si la voüte etait d'arete, le systeme cmployä 
etait le meme, et des arcs diagonaux de brique marquaient la penetra- 
tion des demi-cylindres. Ces arcs diagonaux (fig. 2) ne pouvaient atl-e 
poses a la fois dans les deux plans courbes, qui ne donnent un anwlg 
droit qu'a la naissance de Yarete. En effet, lorsque deux (lemi-cyilinclifes 
se coupent a angle droit, on sait que l'angle de rencontre des courbes 
l Le plätre a me employä par les Romains dans les circonstances indiquäes ici, 
notamment au thäätre de Taormine, en Sicilc, et dans les thermes d'Antonin Caraealla, 
ä Rome. 
9 Notamment aux voütes des thermes d'Antonin Caraeallu.
        

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