Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Tabernacle-Zodiaque]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144985
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1148960
VITRAIL ] 
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un oxyde? Il y a tout lieu de croire que le saphir grec etait un verre 
bleuatre des fabriques de Venise qui avait une propriete fondante. Et en 
effet, les verres de Venise possedent cette qualite a un degre tries-supe- 
rieur anos anciens verres. Ces trois substances sont broyees sur une ta- 
blette de porphyre, melees en parties egales ; savoir: un tiers de cuivre, 
un tiers de saphir grec, un tiers de verre vert, et delayfees avec du vin 
ou de l'urine. Cette couleur, placee dans un pot, est appliquee au pin- 
ceau, soit claire, soit plus sombre, soit epaisse, pour faire des traits noirs 
et lins; ou bien elle est etenclue sur le verre en couche mince et est en- 
levee avec un style de bois, de facon a former des ornements tres-delies 
ou des touches se detachant en lumiere sur un fond obscur, mais encore 
translucide. 
Les verres, ainsi prepares, sont mis au four afin de vitrifier cette pein- 
ture monochrome. D'apres Theophile, ce serait donc a l'aide d'un oxyde 
de cuivre que cette couleur brune serait obtenue. Cependant les mor- 
ceaux de vitraux peints des xue et XIIIe siecles, que nous avons pu faire 
analyser, n'ont donne, pour cette coloration vitriliee noire-brune, que (les 
oxydes de fer, et c'est encore le protoxyde de fer qu'on emploie aujour- 
d'hui pour cet objet 1. Du reste, un protoxyde de cuivre calcine donne 
une poudre brune qui, mise au four avec un fondant, peut produire un 
effet analogue a celui que presente le protoxyde de fer, mais avec une 
nuance verclatre. 
Une question importante dans la fabrication des vitraux, en dehors 
de celles qui concernent l'artiste, c'est la maniere d'obtenir les feuilles 
de verre. Au xne siecle, d'apr'es Theophile, les plaques de verre etaienl 
obtenues 51 l'aide de deux proeedes qu'on n'emploie plus de nos jours. 
Avec la canne a soufller, l'ouvrier cueillait dans le creuset une masse 
de verre incandescent; il soufllait de maniere a obtenir une bouteille 
en forme de vessie allongee. Approchant Fextremite de cette vessie de 
la flamme du fourneau, cette extremite se liquetiait et se pereait. Avec 
un morceau de bois, l'ouvrier dilatait cette ouverture de facon qu'elle 
arrivät au diametre le plus large de la vessie. 
Alors de ce cercle inferieur, en rapprochant les deux bords opposes, 
il formait un huit. Le verre, ainsi prepare, etait detache de la canne au 
moyen du frottement d'un morceau de bois humide sur le col de la bou- 
teille. Faisant chaulfer Pextremite de la canne au four, avec les parcelles 
de verre incandescent qui y tenaient encore, il collait le bout de la canne 
1 M. Oullinot, peintre verrier, a fait analyser de son cüte des fragments de verrier-es 
des xne et 1m10 sieeles, peints; et l'analyse n'a egnlemeilt donne que du protoxyde de fer. 
Aujourd'hui cette peinture est obtenue au moyen de battitures de fer qu'on ramasse 
chez les forgerons, qu'on tamise pour en separcr les parcelles metalliques et qu'on 
broie avec un fonclana. On employait aussi autrefois et l'on emploie encore un minerai 
de fer appelä ferret difspngue, qui est un oxyde de fer naturel plus brun que la san- 
guine. Cette substance donne a la grisaille un ton plus chaud que la battiture de fer des 
forgerons.
        

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