Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Tabernacle-Zodiaque]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144985
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1148850
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un tronc, tenant le Christ enfant entre ses genoux. Elle est couronnee ; 
des anges adorateurs encensent PEnfant divin. Nous voyons la Vierge 
ainsi representee aux portes du cote droit des facades des cathedmles de 
Chartres et de Paris, dans les tympans portes qui datent de cette epoque 1. 
La figure l reproduit la "Vierge de la eatherlrzlle de Paris, mieux con- 
servee que celle de Notre-Dame de Chartres, mais semblable, quant a la 
pose et aux attributs. La mere du Sauveur maintient de la main gauche 
1'Enfant dans son giron ; de la droite, elle porte un sceptre termine par 
un fruit d'iris. Elle est nimbee, ainsi que le Christ; celui-ci benit de la 
main droite, et tient de la gauche le livre des Evangiles. Uexeeution de 
cette ligure, beaucoup plus grande que nature, est fort belle, et les tetes 
ont un earactere qui se rapproche beaucoup de la sculpture grecque 
archaique. 
Cette maniere de representer la sainte Vierge elait empruntee aux 
artistes grecs ; e'etait une importation byzantine due aux ivoires et pein- 
tures qui furent, en si grand nombre, rapportes d'Orient par les croises. 
Dans ces representations peintes ou seulptees grecques, il est evident 
que le Christ, par la place qu'il occupe, P211" S011 geste benissant, est le 
personnage principal ; que la Vierge, toute veneree qu'elle est, n'est 151 
qu'un support, la femme elue pour enfanter et elever le Fils de Dieu. 
Le milieu du xne siecle ne sort pas de cette donnee, et l'on voit encore, 
dans Feglise abbatiale de SHiIIi-Dünis, une Vierge de bois de cette 
epoque, provenant du prieur-e de Saint-Martin des Champs, qui repm- 
duit exactement cette attitude 2. Uarehaisme grec, dont ces objets d'art 
etaient empreints, ne pouvait lwgmmllä Convenir aux ecoles laiques de 
la lin du xne siecle. On voit encore la Vierge assise, tenant le divin Enfant 
au milieu de son giron (dans l'axe), suivant le mode grec, dans quelques 
editiees du commencement du XIIIÜ sieele, comme a la eathedrale de 
Laou, comme a l'une des portes nord de Notre-Dame de Reims; puis 
c'est tout. A dater de cette epoque, la "Vierge n'est plus representee as- 
sise et tenant son fils dans son giron que dans les seenes de l'Adoration 
des mages. Si elle occupe une place honorable, elle est debout, couron- 
nee, triomphante, tenant son fils sur son bras gauche, une branche de 
1 Il ne faut pas perdre de vue que le tympan de la porte de droite de la fagade occi- 
dentale de Notre-Dame ä Paris provient de Peglise du xne siiecle bütie par Etienne de 
Garlaiulc, et lut replace, lors de la construction de cette fagade, au commencement du 
Xlllc siecle. 
On voit dans le baptistere de Saint-Valdrien, ä Home, une peinture qui ne parait pas 
d'ailleurs ante-rieurs au lxe sibcle, et qui reprcsente la Vierge tenant l'enfant Jesus dans 
son giron; elle n'est pas couronnes, mais sa täte est couverte d'un voile bleu tres-nmple, 
par-dessus une coilTe blanche. L'enfant tient un volumen dans la main gauche, et 
hfinit dg la droite, ä la maniere grecque. (Voyez les Catacombes de Rame, par L. Perret, 
pl. LXXXIII.) 
2 11 en est beaucoup d'autres exemples en France, soit en statuaire, soit en vitraux, 
qui datent egalement du milieu du xne siecle. 
        

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