Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Tabernacle-Zodiaque]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144985
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1145432
 23  [ TOMBEAU ] 
et merovingiens. Ce travail, fait et. bien fait sur une partie de la France 
par M. Yabbe Cochetl, nous dispensera de parler des Sepullurgs des 
premiers conquerants barbares des Gaules, d'autant que ces sepultures 
n'affectent aucune apparence architectonique. Ce sont des ensevelisse- 
ments dans des cercueils de bois, de pierre, ou a meme le sol, qui n'ont 
ffinteret qu'au point de vue de l'histoire ou de Parcheologie. 
Il paraitrait que l'usage d'elever des tombeaux le long des voies 
publiques ne fut pas entierement abandonne pendant la periode mero- 
vingienne. Gregoire de Tours cite plusieurs exemples de ces sortes de 
monuments "l. Plus tard, sous les premiers CÜPlOVlHglBHS, les personnages 
considerables tenaient a etre ensevelis sous Pegout des toits des eglises, 
UlIZIPGllCS ou oratoires 3. Cette coutume persista jusque vers le milieu du 
X118 siecle. On enterrait aussi sous les porches des eglises et dans les lieux 
voisins qui etaient benis. Ce ne fut qu'a la fin du x11" siecle que s'etablit 
l'usage d'enterrer dans les eglises, et d'elever des monuments ou de 
graver des dalles commemoratives sur les sepultilres. . 
Les premiers chretiens, contrairement a l'usage admis chez les Grecs 
et chez les Romains, ne brülaient pas les corps, ils les ensevelissaient 
dans des niches pratiquees dans les parois de cryptes, ou dans des sar- 
Copllages de pierre ou de marbre. Ces sarcophages, si les personnages 
etaient eonsiderables, restaient souvent apparents dans des chambres 
souterraines; ils etaient decores de sculptures symboliques ou de signes 
religieux, croix, monogrammes du Christ, colombes, etc. Habituelle- 
ment ils etaient poses sur des des ou colonnettes, afin de les isoler de 
terre. Ces sarcophages se composaient d'une auge oblongue quadran- 
gulaire, avec couvercle en forme de toita deux pentes ou bombe. Le 
corps du clefunt etait depose dans cette augef. Les tombeaux du moyen 
Lige procedent de ce principe. Mais, vers le milieu du X110 siecle, on placa 
Sur le couvercle l'effigie du mort, et alors le sarcophage n'etail; plus 
' La Normunrlie souterraine, par M. labbe Cochet. Paris, 1855. 
2 IJ-lväqne Aruvntius a sotaut rendu dans la ville dc Maestricht, y fut attaquä d'une 
H fievre legüre dont il mourut. Son corps, lave par les lideles, lut enterre pries de la voie 
H publique.  (Hzst. Franc, 11v. ll, clmp. v.) 
3 w Un sarkvu fist npnreilhor (Richard) 
c Lcz la meisicrc dol musuer (contre le mur de Feglise), 
 w A metre cmprüs sa morl sun cors 
r Suz la gullurc do defors. n 
(Ronzau de llou, vers 5879 et suiv.) 
4 Nous avons trouui, dans Yogliso zibbaltinle de Saint-Denis, au-dessous du pave de la 
basilique de Dagobert, plusieurs sarcophages de pierre, plus larges d'un bout qui; de 
l'autre. Sur le couvercle ct l'un des bouts d'un seul de ces sarcophages sont gravgcs 
ärossioremcnt des croix patte-es; les autres sarcophages sont unis. Ils contenaient des 
ossements compldtcment rüduits en poussibre, des traces dkätoiles et des fils d'or qui 
entraient dans le tissu, quelques bouts de courroie d'argent (rleposes au musäe de Cluny). 
Plusieurs de ces corps avaient me ensevelis sans la tels, ce qui ferait supposer que les 
Chefs ätaient places il part dans des rcliqunires.
        

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