Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Tabernacle-Zodiaque]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144985
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1147825
j TRIBUNE ]  262   
(voy. CHAPELLE). Souvent aussi les tresors des eglises etaient pratiques 
dans Yinterieur moine de Yedifice. On voit encore a la cathedrale de 
Reims, dans le bas cote du bras de croix septentrional, le tresor entresole, 
grille, qui renfermait les beaux objets que possedait le chapitre de cette 
eglise. A la cathedrale (le Rouen, dans celle d'Evreu.x, le tresor Ifetait 
qu'une chapelle grillee. A Sens, a Troyes, les tresors des cathedrales 
sont annexes a Feglise, au cote meridional du choeur; on y accede par 
des escaliers donnant dans le collateral. Dans les chateaux, les tresors 
des chartes etaient jalaces dans le donjon, ceux de la vaisselle dans une 
tour proche de la grancfsalle, et celui de la chapelle a cote ou au- 
(lOSSUS de la sacristie. Ces tresors, habituellement voütes et ainsi a l'abri 
des incendies, ifetaient eclaires que par des fenetres elevees au-dessus 
du sol et soigneusement grillees. Leurs portes etaient de fer et dou- 
bles, ou tout au moins munies de deux serrures. On voit encore, dans 
Yhotel de Jacques Coeur, a Bourges, la picce qui servait de tresor. 
L'habitude de (lisposcr dans les chateaux ou hotels des pieces specia- 
lement affectees a la conservation des tresors, et partieulierement des 
zirchives, ne parait guere remonter, chez les seigneurs lniques, au dela 
de Philippe-Auguste. Jusqu'alors il etait d'usage, parmi les nobles, 
d'emporter partout avec soi les titres et la plupart des objets precieux 
qu'on possedziit. (Yetait une habitude merovingienne qu'on trouve 
repandue chez tous les peuples de race indo-enropeenne. Le chef ne se 
liait qu'a lui seul pour garder son bien et sa famille, et pendant Fepoque 
romaine on voit que les zirmees de ÜLITÜHTÜS ne marchent (juüiccompagnees 
des lourds chariots qui portent les vieillards, les femmes, les enfants et 
les depouilles amassees a la guerre. Pendant la campagne de M911, contre 
Richard, le bagage de Philippe-Auguste tomba dans une embuscade 
tendue pres de Freteval, en Vendomois, par le roi dlaugleterre, qui mit 
ainsi la main, non-seulement sur la vaisselle et les joyaux de son rival, 
mais aussi sur les registres de cens, de taille, de servage, a bref, le 
chartrier complet de France, que les rois avaient coutume de porter 
avec eux dans tous leurs voyages. Ce fut, disent les Chroniques de Saint- 
Denis, une rude tache que de reparer cette perte et de retablir toute 
chose en legitime etatl. n Ce fut a dater de cet evenement que les rois 
franeais deposerent les registres (YEtat dans une residence lixe. Le char- 
trier de France, place d'abord au Temple, fut transfere partie dans la 
grosse tour du Louvre, partie dans le tresor de la sainte Chapelle, dont 
nous avons parle ci-dessus. 
TRIBUNE, s. f. (du lat. tribuna). Partie principale des ädiiices sacrds, 
suivant les acadäniicieus de la Crusca. En effet, dans les basiliques 
chrciticnncs primitives, la tribune est Fhämicyfcle qui forme l'abside, oü se 
tenait Fäväque ou liabbä entourä de son clergd (voy. GuoEun, THANSSEPT), 
Henri Martin, t. Ill, p. 551). 
Chroniques de Saint-Denis (Histoire de France de M.
        

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