Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Tabernacle-Zodiaque]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1144985
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1147088
TOUR 
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Il est vrai que la lanterne est tournee du cote de la haute mer, et que 
son feu illuminait la pointe de la fleche, ce qui pouvait etre, pour les 
navigateurs, un moyen de ne point confondre ce phare avec un autre. 
La construction de cette tour date de la lin du XIVe siecle. La figure 80 
presente son elevation du cote de l'cntree du port. Un balcon, auquel 
on arrive par l'escalier a vis, est pratique a miehauteur de la fleche de 
pierre, et permettait de placer des guetteurs ou encore des feux supple- 
IIIOÜLälPGS. 
Il a etc reconnu, de nos jours, qu'il ne pouvait suflire de placer des 
phares a l'entree des rades ou des fleuves pour indiquer les passes a11x 
navigateurs, mais qu'il importait, avant tout, de signaler la position du 
littoral. a Or, ce littoral presente une serie de caps diversement accen- 
u tues, qui peuvent etre consideres comme les sommets d'un polygone 
a circonscrit a tous les ecueils; et l'on a place un feu sur chacun d'eux, 
a de maniere a annoncer la terre aussi loin que le permettent la hauteur 
a et la puissance des appareils. On a etabli d'ailleurs une relation telle 
a entre l'espacement des sommets et la portee des phares, qu'il soit im- 
u possible d'approcher de la cote sans avoir au moins un feu en vue, tant 
(n que Fatmosphere n'est pas embrumeek n On comprendra que pour 
faire un travail de cette nature, et d'apres cette methode, il faut, avant 
tout, posseder des cartes cotieres tries-exactes. Or, la science topogra- 
phique est une science toute moderne. 
Les cotes, pendant le moyen zlge, aussi bien que pendant la periode 
de Pantiquite grecque et romaine, ifetaient reconnues que d'une maniere 
incomplete, assez cependant pour que les ecueils ou les promontoires 
aient etc signales par des tours ou de simples fourneaux dans lesquels 
on brülait des matieres resineuses pendant la nuit. 
Si l'on parcourt les cotes de France, particulierement en Normandie 
et sur la Mediterranee, il est bien rare que, dans le voisinage des phares 
modernes, etablis sur des promontoires, on ne trouve pas les traces de 
constructions du moyen age. Pendant cette pcriode, comme pendant 
Fantiquite, si l'on correspondait au moyen de signaux places sur des 
points eleves tant que durait le jour, la nuit les feux devenaient un 
moyen habituel de correspondance entre des points eloignes, ainsi-que 
cela se pratiquait encore dans les montagnes de la Suisse et des Gevennes, 
avant Yetablisscment des telegraphes electriques. Il n'est pas besoin de 
dire que ces phares portaient, ou de simples grils a resine, ou des feux 
fixes enfermes dans des lanternes, et qu'ils ne pouvaient avoir la portec 
de nos appareils modernes. 
Uetendue que nons avons ete oblige de donner a cet article fait assez 
connaitre de quelle importance etaient, dans l'architecture du moyen 
äge, les constructions a grands commandements. Ce desir ou ce besoin 
1 Voyez Mcfmoires sur Fäclairage et le balisage des cäfes de France, 18611, par 
Reynaud. 
M. Ldonce
        

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