Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Palais - Puits]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1133423
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1134211
 59  [i PEINTURE j 
ces hariol:iges, ne trouve pas cela d'un lion effet, mais on lui (leinoiitre 
que les ilecorateurs du inoyen fige ont (sa; scrupuleusement consultes, 
et ce ineme pulilil: en conclut, que les deeoi-ateurs du moyen fige etaifrnt 
des liarliai-es, ce que (l'ailleurs on lui acrordc Iiien volontiers. 
 Dans la (lecoralion de larchitectiire, il faut convenir, il est vrai,que 
la peinture est. la partie la plus difficile peut-titre et. celle qui (leniainle 
Je P1115 de ÜHIPUIS f?! lliexperience. Alors qu'on peignait tous les inte- 
rieurs des editices, les plus riches  les plus pauvres, on avait. 
 donnees, des regles qu'on suivait par tradition: 
les artistes les plus ordinaires 11e pouvaient. ainsi slägarer. Mais aujour- 
d'hui ces traditions sont absolument perdues, chacun cherche une 
101 "lÜÜÜÜÜÜä il ne faut (lonc pas s'1'etoi111ei' si la plupart des essais 
tentes n'ont produitque des resultats peii satisfaisants. 
lie xne siecle atteint läipogee (le l'art de la peinture architectonique 
pendant le moyen age en France; les vitraux, les vignettes des n1a11u- 
scrits et les fragments de peintures murales de cette epoque accusent 
1111 arlsavant, tres-avancei, une singuliere entente de l'harmonie des 
tous, la colncidence de cette harmonie avec les formes de Parcliitec- 
tiire. Il n'est pas douteux que cet art s'elait developpe dans les cloilres 
P! DPÜCCClitit de l'art grec byzantin. Alors les etoties les plus belles, les 
meubles, les ustensiles colores, un grand nombre de manuscrits 
lnenic, rapportes d'0rient, etaient renfermes dans les tresors et les 
hililiotheflues des couvents, et servaient de niodeles aux moines adon- 
nes aux travaux d'art. Plus tard, vers la Fin du xnt siecle, lorsque l'ar- 
chitecture sortit des ITIOIIHSLQPQS et fut pratiquee par Fecole laique, il 
S0 tit une revolution dans l'art. de la peinture, qui, sai1s etre aussi 
radicale que celle operee dans läirchitfrcture. nioditia profondement, 
Cependant les principes poses par Fecole nionacale. 
 sans parler longuement. de quelques fragments de peinture a peine 
visibles, de lineanients informes qui apparaissent sur certains monu- 
ments avant le xi" siecle, nous constalerons seulement que des l'apo- 
flUQ fgalloafoniaine, (fest-äi-dire vers le W" siecle, tous les monuments 
paraissent avoir ete peints en dedans et en dehors. Cette peinture etait 
äflliqclllfe, Soit surla pierre menie, soit_siii' un enduit couvrant des 
(legs-LIS (fhflllsttäiOhlltzfle, et elle ne consistait, pour les parties ealevees au- 
Sur lequel lätiiitilrält  une sorte debadigeon ihlanct, ou lilanc Jaunatre, 
rouge.  glu; 11 iaces des dessins tres-delies en noir ou en ocre- 
mäme noirs [Peigflpgüraissentl des tons soutenus, Abrun rouge, ou 
Les Sculplulfeps 611225 eäfluelques filets Jaunes, verdatresou hlayncs. 
faible- (apaigseur les Jliienies etaient couvertes de ce badigeon d une 
   1 Olllements se detacliant sur des fonds rouges et 
sciuvent rehausses de traits noirs et de touches jaunesk Ce genre de 
  tures sur des 
f Nous avons vu beaucoup dc traces de ces sortes de Pemt s trrlces 
   ce. 
monuments gallu-rommns des bas temps; malhculcuaemen 1 
promptement au contact de l'air. 
fragments de 
disparaissent
        

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