Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Palais - Puits]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1133423
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1139209
[ rnoroitrtox ]    
dans des monuments d'utilite publique, dans des nlaisons, dans des 
ouvrages mente de defensc; car ils ne pensaient. pas qu'une tour se 
defendit plus mal contre des assaillants parce qu'elle etait titablie sur 
(lheureuses proportions. Et c'est en cela que nous irhesitons pas a 
donner a ces mattres trop meconilus un brevet (l'artiste. tlertes il 
(atait plus aise de mettre un monument en proportion par des combi- 
naisons de nombres, indepentlzimmeiit de Fechellti humaine, que de 
stitisfaire les yeux eu observant la loi de l'ec,helle humaine. Alors les 
(rombinaisons de nombres ne pouvaient plus etre appliquees, car il 
fallait toujours partir d'une unitc invariable, la taille de l'hon1n1e, et 
cependant trouver des rapports harmonieux : on comprend (zomment, 
dans ce dernier cas, la methode geometrique devait etre prefertäe a la 
methode zirithmtätique. 
Prenons encore un exemple, tire cette fois d'un editice civil. La 
facade de l'aneiet1 hopitzil de Gompiegne date du milieu du xme siecle : 
c'est un simple pignon fermant une salle a deux travees. Pour mettre 
cette facade (fig. 12) en proportion, l'architecte s'est servi du triangle 
fägyptien, dest-a-tlire du triamgle dont la base a quatre parties, et la 
perpendiculaire abaisstie du sommet sur la base deux et demie. Non- 
seulement l'inclinaison de la pointe du pignon est (lonnee par les cotes 
du triangle, mais notre figure fait voir que les lignes paralleles a ces 
cotes donnent les niveaux des (zhapiteziux a, des bases b, des chapi- 
teaux d, du glacis c; que ces cotes sont reptiles en f, au-dessus des 
ffBIIÜiPQB superieures, et tracent des gäbles qui iront. (l'autre raison 
dctre que de rappeler le triangle generziteur; que les arcs des fenetres 
g sont inscrits dans les otites des triangles; que l'oeil rencontre des 
points lt, 1', m, n, tous poses sur ces cotes. La methode admise, l'archi- 
tecte et ablissait, par exemple, un rapport geometrique entre les fenetres 
longues du rez-de-chausstie et les portes, ainsi que l'indique le trace A. 
"tjtieil rencontrait. donc sur toute cette facafle des points poses sur les 
lignes inclinetfs paralltsles aux otites du triangle generateur. Il en resul- 
tait naturelltnnent, des rapports, une suite de (leductions harmoniques 
qui constituent un veritable SyStÄIIHO de proportions. Ajoutons que 
dans cette fatjatle, comme dans toute l'architecture du moyen age, 
lcchelle humaine est le point. de depart. "Les contre-forts ont 3 pieds 
de largeur; le socle est protile a lt pieds au-dessus du sol ; les portes 
ont une toise de largeur, etc. 
Si l'on prend la peine d'impliquer cette methode de l'emploi des 
triangles, connue moyen de mettre les edititzes en proportion, a tous 
les monuments du moyen fige ayant quelque valeur, on trouvera tou- 
jours qu'on a procedt? par des traces logiques, etablissant des ifapports 
harmonieux par des sections de lignes paralleles aux cotes de ces 
triangles, et marquant, pour l'oeil, des points de repere qui rappellent 
ces lignes inclinees, soit 5111-5", soit a 60", soit a 52". 
Si, au lieu de suivre sans examen, sans analyse, des traditions dont. 
nous ne cherchons mente plus a (lecouvrii- les principes, nous prenions
        

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