Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Palais - Puits]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1133423
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1138981
PROPORTION 
536 
Mais, dtabord, il tzonvient d'indiquer sommairement les dccouverlcs 
recernment faites par un savant ingenieur des ponts et (zhatlsssies, 
M. Aures, relatives aux proportions admises chez les Grecs. M. Aures 
Tfitfiifäiitre, dans plusieurs mernoires', que pour rendre compte du 
systeme, (le proportions admis par les Grecs, il fallait partir des me- 
sures qu'ils possedznient, (fest-it-tlire dupiedgceg; et du pieditailiglue, et 
en ce qui concerne les ordres, chercher les rapports de mesures, non 
 de la colonne,maisiksglkmjlieu, entre le soubassement. et 
le chapiteau; dest-a-dire par une section prise au milieu de la hauteur 
du fut. Les füts des (zolonnes des OHlPOS grecs etant coniques, il est. 
clair que les rapports entre le diametre de ces colonnes, leur hauteur 
et leurs entre-colonnemenls, ditfercaront sensiblement si l'on mesure 
l'ordre a la base de la colonne au milieu du fut. Or, prenant les me- 
sures au milieu du fut, et comptant en pieds grecs, si l'on est en Grece, 
en pieds italiques, si l'on est dans la grande Grece, on trouve des rap- 
ports de mesures tels, par exemple, que 5 pieds pour les colonnes, 
10 pieds pour les  (leswijzipports exacts 
 indiquecspar, Yitruxfe. (le n'est point 
ici l'occasion d'insister sur ces rapports, il nous suftitde les indiquer, 
afin qu'il soit etabli que les architectes de llantirluite ont suivi les for- 
Jnlllesaaifithmetiqugsdans la composition de leurs ordres, des rapports 
de nombres, tandis que les architectes du moyen age se sont servis 
des tritmgles pour obtenifr des rapports harmoniques. 
Il existait. en France, dans une province trtes-(zelairetr et florissante. 
des le x12 siecle, a Toulouse, un monument d'une grande importance, 
mais qui ifetait guere atpprecie, il y a quelques annces, que par les 
artistes : c'est Feglise Saint-Sztturiiin, vulgairement. dite Saint-Sernin. 
(let cdifice restaure, ou plutot debarrasse des superfetations qui en 
(lenaturaient les formes generales, a tout a coup pris aux yeux du pu- 
blic une valeur consideraible. Ce n'est, ni par le soin zipportci dans 
Fexecution, ni par la richesse de la sculpture ou des moulures, ni par 
les details, que cette enornle hatisseafrzqupeä les yeux de la foule, mais 
seulement par le rapport de ses proportions. Ijcglise Satint-Sernin a etc 
(zongue certainement par un architecte savant, tres-xfersei dans la con- 
naissance de son art, possedant. des principes tres-dexfeloppes sur le 
rapport des proportions, mais executee par des ouvriers grossiers et a 
l'aide de materiziuxmediocres, (lenatuifeie au xvit siecle par des adjonc- 
tions qui en detruisaient l'harmonie, et rangee par suite au nombre 
de ces essais des temps barbares. 
Aujourd'hui, grace, disons-nous, a Penleveinent de quelques pans 
de mur, au remplacement. des couvertures (Fapres leur ancienne 
' Voyez Tlzäorie du module fhifluitc du texte de Vitra-va. Nimcs, 1862.  Iftude des 
dimensions de la Jllaison, carre]; de Afimes, 1864.  lflude {les dinzensfions de la colonne 
Trnjaue, M433.  Mfhnoire al propos (les scfunilli inzpares de Vitruve.  Mdrnoivw: sur 
le Parthänozz.  Iftudes des dimensions du nzonumcnt chomgique de Lysicrate.
        

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