Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Palais - Puits]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1133423
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1138951
   {i PHOPORTION ] 
a arbre avec l'arbre lui-meme. v L'auteur du Dictionnaire confond ainsi 
les dimensions avec les proportions, et s'il etit. consulte un botaniste. 
celui-ci lui aurait (lälllmltrtt facilement qu'il existe au contraire, dans 
tous les YcgÜltlllX, des rapports de proportions etablis ctaprtas une loi 
constante entre le tout et les parties. M. Quatremere de (Juincyiniecon- 
nait encore la loi veritablfr des proportions en architecture, lorsqu'il 
dit: a (l'est qu'un vrai systeme de proportions repose, non pas seule- 
u ment. sur des mesures de rapports generzilfzs, connne seraient ceux, 
a par exemple, de la hauteur du corps avec sa grosseur, de la longueur 
u de la main avec celle du bras, mais surune liaison rcciproqufi et im- 
ff muable des parties principales, des parties subordonnees et des 
a moindres parties entre elles. Or, cette liaison est telle que chacune. 
a consultee en fiarticulier, soit propre a enseigner, par sa seule me- 
c sure, quelle est la mesure, non-seulement de chacune des autres 
a parties, mais encore du tout, et. que ce tout puisse rticiproqutuiieiit, 
a par sa mesure, faire connaitre quelle est celle de chaque partie. n Si 
nous comprenons bien ce passage, il resulterait, de l'application d'un 
sysleme de proportions en architecture, qu'il suffirait (l'admettre une 
sorte de canon, de module, pour mettre stireinent un monument. en 
proportion, et qu'alors les proportions se ifeditirziient. a une formule 
invariable, d'une zipplicatifm banale. u Voila, ajoute OIICOYO M. Quatre- 
a mere de Quincy, ce qui n'existe point et ne saurait se montrer dans 
u l'art de batirdes lilgylätiens, ni dans celui des gothiques; plus inuti- 
a lement encore le chercherait-on dans quelque autre architecture. Et, 
u voila quelle est la prerogative incontestable du systcme de l'architec- 
a turc grecque. D Il faut convenir que ce sentit bien nlalheureux pour 
l'art. grec s'il en etait ainsi, et que si cet art se ierluisaiit, lorsqu'il s'a- 
git. de proportions, a lapplicatioii rigoureuse d'un canon, le merite des 
artistes grecs se borncrait a bien peu de chose, et. les lois des propor- 
tions aune formule. 
Les proportions en zirchitecture derivent des lois plus etendues, plus 
delicates et qui s'exercent sur un champ bien autrement. libre. Que les 
architectes grecs aient. admis un systeme de proportions, une ecbelle 
harmonique, cela n'est. pas conteste ni contestable; mais de ce que les 
Grecs ont etabli urn SYStÜIIIQ harlnonique qui leur appartient, il ne s'en- 
suit pas que les lügyptiens et les gothiques n'en aient pas aussi adopte 
un chacun de leur cote. Autant vaudraitdire que les Grecs, ayant pos- 
sede un systeme harmonique musical, on ne saurait. trouver dans les 
operas de Hossini et dans les symphonies de Beethowen que (lesortlre 
et confusion, parce que ces auteurs ont procede tout autrement que 
les Grecs. Quoi qu'en ait dit M. Quatremtrre de Quincy, les propor- 
tions en architecture ne sont pas un canon immuable, mais une tichelle 
harmonique, une correlation de rapports variables, suivant le mode 
admis. Les Grecs eux-meules n'ont pas procede comme le suppose 
l'auteur du Dictionnaire, et cela est a leur louange, car il existe dans 
leurs ordres meules des ecarts notables de proportions; les proportions
        

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