Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Palais - Puits]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1133423
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1138162
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claires-voies vilrees au-dessus (les portes (connue a la cathedrale de 
Reims) eclairaient le vaisseau ail-dessus de ces tambours et contri- 
buaient a la (lecoration generale. L'architecte de la faeade occidentale 
de cette cathedrale tit plus encore, il occupa tous les parements inte- 
rieurs lateraux et superietnfs des portes par des statues disposees dans 
des arcatures superposees. 
Les tambours (levant t1ffl6l1l'6l' le parement, on coneoit des lors que 
le revers de la facadc etait, a Pinterieur, digne de l'exterieur. Dans 
l'Ile-de-France, en Picardie, et en general dans toutes les eglises du 
moyen age de la periode dite gothique, on doit signaler les talonne- 
ments, ou tout au moins le defaut (Fachevement, dans la composition 
de ces revers des portes principales et moyennes. Nous disons defaut 
dachevement, parce qu'en efiet, outre les traces d'attentes qui subsis- 
tent frequemment, on voit quelques portes secondaires dont les revers 
sont tres-hahilement composes. Sur le tlanc septentrional du 011111111" 
de Notre-Dame de Paris, il eXiste une petite porte qui autrefois s'ou- 
vrait sur le cloitre. Cette issue, connue sous le nom de la jmrte Rouge, 
est un chef-d'oeuvre de la seconde moitie du X1112 siecle'. Sa sculp- 
ture, ses profils, sont d'un gout irreprochable. Or, a Pinterieur, cette 
porte laresente une decoratioil sobre, bien entendue, et combinec evi- 
demment. pour recevoir un tambour de menuiserie. S'ouvrant au fond 
d'une chapelle, elle est. surmontee d'une fenetre que son gäble voile 
en partie. 
A la cathedrale de Meaux, les architectes des X111" et XIVe siecles 
ont aussi decore treÜ-s-richement les revers des portes du transsept, 
au moyen de tout un systeme de pilettes, (Parcatures et de gables en 
placages. A la cathedrale de Paris meme, le revers de la porte meri- 
dionale est occupe par (les arcatures avec gables, et, par deux niches 
ornees de dais et destinees a recevoir des statues. Mais ce pignon tout 
entier date de 1257. Il semblerait qu'avant cette epoqtle, les architectes 
evitaient au contraire de composer des decorations de pierre au revers 
des grandes portes. Deja, cependant, au colnmeneenlen t du X1116 siecle, 
comme a la calhedrzile de Ghartres par exemple, les pignons au-dessus 
des grandes portes etaient perces de roses et de galeries ajour garnies 
de brillants vitraux; il ne parait guere probable qu'au-dessous d'une 
(lecoration aussi importante et aussi riche, on eut voulu laisser appa- 
raitre des murs nus et des revers de vantaux de bois. Remarquons que 
dans ces grandes eglises, par suite du systenie (l'architecture adopte, 
il ne restait nulle part un parement de mur, tout etanl. occupe par des 
verrieres, des piles et des arcs; par consequent, aucune surface pour. 
devieloppeif des sujets peints. Or, il y a tout lieu de croire que ces 
larges espaces sous les roses et les galeries, au-dessus et a cote des 
' Cette porte, par son style, appartient üvidomment aux reconstructions de 1257; bien 
que la plupart des Guides, nous ne savons (Faprias quelles autorites, la signalent comme appar- 
tenant mi xv" siäclc. Le xvv siäclc n'a pas posä une seule pierre dans la Cillillüdfillli de Paris.
        

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