Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Palais - Puits]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1133423
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1138124
PORT. 
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pour les chapiteaux. Ce parti etait d'autant, plus necessaire ici, que les 
vantaux, devant s'ouvrir jusqu'au sommet du tiers-peint, se develop- 
paient sous une arriEere-votissui-e qui ne pouvait etre (zoncentricjue a 
l'arc de face. Les constructeurs n'auraient jamais evide cette arrierc- 
voussure dans les claveatlx de tete, car ils evitaient soigneusement les 
appareils defectueux. Ils faisaient donc deux arcs juxtaposes : celui de 
tete fermant, la baie au droit des tableaux, et celui (tebrasement inte- 
rieur formant HPYltÜPÜ-VOUSSUPC; alors la moulure GXIQFDB reliait ces 
deux arcs en les rendant solidaires. Dans la structure des portes per- 
eees, comme celles des egliscs, sous des murs epais et hauts, les archi- 
tectes ont grand soin d'evitei' les ruptures en extradosszmt les arcs 
et e_n ne les liant pas aux parements. Pour que ces arcs ne tendent 
pas, sous une pression consideralale, a s'ecarter de leur plan, ils les ser- 
tissent souvent par un rang de claveaux peu epais, mais ayant une 
forte queue. 
C'est en analysant ainsi les membres de cette architecture qui sem- 
blent purement (lecoratifs, qu'on reconnaitle sens droit et pratique des 
architectes du moyen age. Il n'est pas une forme dont on ne puisse 
rendre compte, pas un (letail qui nesoitjustitie par une necessite de la 
structure. Ces architectes peuvent donc nous apprendre quelque (zhose, 
ne fut-ce qu'a raisonner un peu lorsque nous batissons. Comment des 
lors serions-nous surpris si certaines ecoles modernes, que l'habitude 
de raisonner generait dans l'emploi de formes injustitiables qu'elles 
preconisent, pretendent que cet art du moyen äge est barbare, et que 
son etude n'est bonne qu'a corrompre le goüt, qu'a etouffer ce qu'elles 
veulent eonsiderei- comme les saines doctrines? 
Pour ces ecoles, l'art de l'architecture semble nI-tre qu'une affaire 
de foi, et elles diraient volontiers comme saint Augustin : c Je crois 
parce que je ne comprends pas. a Nous dirions plus volontiers, s'il 
s'agit d'architecture : c Ne croyez que si vous comprenez. v Mais, pour 
comprendre, il faut analyser, raisonner, recueillir et comparer : c'est 
un travail long et penible parfois; plutot que de s'y livrer, on prefcre, 
en certains cas, condamner sans voir, juger sans connaitre, et conti- 
nuer a empiler des materiaux avec exces, sans economie comme sans 
raison. 
Si dans les plus grandes portes, comme dans celles d'une dimension 
mediocre, que nous avons presentees a nos lecteurs dans le cours de 
cet article, onfsuppute le cube des materiaux employes pour resister 
a des charges enormes, on constatera que ce cube est tres-reduitrela- 
tiveinent, aux pressions qu'il subit : cela est a considereif.  
Il se presentaitdes conditions telles parfois, que les architectes pou- 
vaient eviter les arcs de decharge plein cintre ou en tiers-point consti- 
tuant le couronnement de la baie, mais n'osaient pas se fier a un simple 
linteau, lorsque, par exemple, les portes s'ouvraient dans un mur peu 
epais et d'une elevalion mediocre; alors ils se contentaient d'un arc 
de cercle pour fermer le tableau, ou ils composaient une courbe sur-
        

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