Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Palais - Puits]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1133423
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1137816
4.19 
PORTE 
et ornementation. CGÜP porte est. toute romano-grecque syriaque: 
comme statuaire, elle est gallo-romaine avec une influence byzantine 
prononcee. Son iconographiemerite d'etre etudiee. Au centre du tyn1- 
pan, est le Christ couronne dans sa gloire, tenant le livre des Evangiles 
et. benissant; autour de lui sont les quatre signes des evangelistes; 
sous la premiere voussure, deux rangs d'anges adorateurs a mi-corps. 
Dans le linteau, sont sculptes les douze apotres assis ; puis a la droite 
du Christ, sur le pied-droit, Abraham recevant. les elus dans son giron. 
De ce nui-me cote sont. figures, sur une haute frise, les elus vetus, les 
femmes etant placees a la suite des hommes; a la tete de cette theorie 
sont. deux exieques. Dans la frise, en pendant, a la gauche du Christ. 
sont tes damnes, nus, relies par une ehaine et marchant en sens in- 
verse, conduits par un (lemon au milieu des tlannnes. Sur le chapiteau 
du trumeau est. sculpte l'archange saint Michel, appuye sur une lance. 
Entre les colonnes des larges pieds-droits de la porte, sont quatre 
zipotres, et en retour. des saints de la primitive Eglise. Un eveque. 
saint 'l'rophime probablement, est sculpte dans un de ces comparti- 
ments. En regard, les ames sortent. de terre et sont enlevees par un 
ange et un diable. Si remarquable que soit l'architecture provencale 
du x11" siecle, elle etait frappee d'impuissance et ne savait produire 
autre chose que ces curieux melanges d' imitations diverses. De ces 
metanges il ne pouvait sortir un art nouveau, et. en effet. il ne sortit 
rien; des le commencement du Xlll" siecle, l'architecture provencale 
etait tombee dans une complete decadence. Il en fut. tout autrement 
des ecoles du Nord, de Flle-de-France, de la Picardie, de la Bourgogne 
et de la Champagne. Ces ecoles, qui etaient moins attachees a l'imi- 
tation des arts recueillis en Orient, qui n'en avaient recu qu'un reflet 
assez vague, chercherent dans leur propre fonds les elements d'un 
art ; et tecole laique de la fin du xue siecle, s'appuyant sur une struc- 
ture raisonnee et Fetude de la nature, depassa rapidement ses ainees 
de la Provence et du Languedoc. Laporte de Saint-Tro hime dArles, 
malgrti ses merites au point. de vue de la composition, des proportions 
et de la belle entente des details, est evidemment. un monument tout 
voisin de la dccadenfze; tandis que la porte de la Vierge du portait 
occidental de la cathedrale de Paris, qui ne lui est posterieure que de 
quelques annees, est. un monument empreint d'une verdeur juvenile, 
d'un style neuf, puissant, et qui promet une longue suite d'ouvrages 
du premier ordre. C'est que la porte de Saint-Trophiine n'est qu'une 
teuvre provenant. de sources (liverses, qu'une habile imitation; tandis 
que la porte de la Vierge de Notre-Dame de Paris, tout. en respectant 
des principes admis, est. 1111e oeuvre originale qui n'e1nprunte aux arts 
anterieurs qu'une forme generale consacree. 
Parmi tant de jugements aventures qui ont ete pendant trop long- 
temps prononces sur l'art de l'ecole laique francaise du X112 sieele, ou, 
si on l'aime mieux, sur l'art gothique, le plus etrange, est certainement 
(relui qui pretendait. faire deriver cette architecture gothique des croi-
        

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