Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Palais - Puits]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1133423
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1137274
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PORTE 
nale G explique le jeu du pont-levis. Celui-ci est releve en appuyant. 
sur les chaines E; alors la partie posterieure F des bras_l, entrainee 
par des poids, tombe en F', apres avoir decrit un arc de cercle, et les 
bras I viennent se loger en 1'. Le tablier K, en decrivant un arc de 
cercle sur ses tourillons, seleve en K', et bouche Fentree; les bras 
etant en retraite, les chaines se tendent suivant un angle, et obligent 
ainsi le tablier a s'appuyer sur les montants de l'arc de la porte. Il 
taut, bien entendu, que la longueur des chaines soit ealculee pour 
obtenir ce resultat et pour laisser aux bras uneinclinaison qui facilite 
le premier effort de relevement. Le tablier est compose d" un chassis 
de fortes solives avec croix de Saint-Andre, sur lesquelles sont clones 
des madriers. Une autre croix de Saint-Andre et des traverses rendent 
solidaires les deux bras a Finterieur. 
En L, nous montrons l'un des tourillons des bras, et en M Fentaille 
ferree dans la pierre, destinee a recevoir ces tourillons. 
On a de nos jours rendu la manoeuvre des ponts-levis plus facile et 
plus sure, au moyen de treuils, de poulies avec chaines a la VZtllCitH- 
son, mais le principe est reste le meme. 
Les ponts-levis des poternes se relevaient au moyen d'un seul bras, 
älextremite exterieure duquel etait suspendue une fourche de fer rece- 
vant les deux chaines. Mais nous aurons l'occasion de parler de ces 
ponts-levis en nous occupant specialement des polernes  
L'emploi de l'artillerie a feu contre les places fortes obligea de 
modifier quelques-unes des dispositions defensives des portes des le 
xve siecle; mais alors liartillerie de siege etait difficilement trans- 
portablefl, et le plus souvent les armees assiegeantes n'avaient que des 
pieces de petit calibre; ou bien si elles parvenaient a mettre en 
batterie des bombardes d'un calibre tres-fort, ces sortes de pieces 
lfenvoyaient que des boulets de pierre en bombe, comme les engins 
a contre-poids. Si ces gros projectiles, en passant par-dessus les mu- 
railles d'une place assiegee, pouvaient causer des (lommages, ils ne 
faisaient pas bifeche et rebondissaient sur les parements des tours 
et eourtines, pour peu que les inaeonneries fussent epaisses et bien 
faites. Les ingenieurs militaires ne se preoccupaient donc que medio- 
crement de modifier l'ancien systenle defensif, quant aux dispositions 
d'ensemble, et n'avaient guere apporte de changements que dans les 
crenelages, afin de pouvoir y poster des arquebusiers. Nous avons un 
exemple de ces changements dans une des portes anterieures de la 
petite ville de Flavigny (Gote-dÜr). Cette porte (fig. 38) est encore 
tlanquee de tours cylindriques percees de meurtrier-es a la base, a mi- 
hauteur et au sommet. (les meurtrieres, faites pour de tres-petites 
bouches a feu, sont circulaires. La porte elle-meme, ainsi que sa po- 
terne, est surmontee d'un machicoulis avec parapet, perce egalement 
' Voyez aussi, ä l'article PONT, divers systümes de ponts ä bascule. 
f Voyez ARCHITECTURE MILITAIRE, ENGIN.
        

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