Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Palais - Puits]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1133423
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1136002
PONT 
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fetage superieur. Au-dessus des mächicoulis, couverts par de grandes 
dalles, sont perces quatre creneaux tires-rapproches, permettant le tir 
de Farbalete suivant un angle plus ou moins ouvert. Le premier et le 
second etage sont chacun perces d'une seule archere sur chaque face. 
L'avant-bec qu'on voit dans notre figure indique le systeme adopte par 
le maitre de l'oeuvre pour elever la construction. Ces avant-becs sont 
perces parallelenlent au tablier, a la hauteur de la naissance des ar- 
ches, de passages au-dessous desquels on voit trois trous destines a 
poser des sapines en travers, et un petit plancher formant passerelle. 
Les cintres des arches etaient eux-memes poses dans des trous de 
scellement restes apparents. Ainsi le service des macons se faisait par 
cette passerelle a travers les avant-becs. Sur cette passerelle les ina- 
teriaux etaient bardes, enleves par des grues mobiles et poses sans 
necessiter aucun autre echafaudage. Comme le fait observer M. Felix 
de Verneilh, dans la notice citee plus haut, les ponts du moyen age 
etaient sujets a etre coupes pendant les guerres continuelles de ces 
temps; dctait la encore une raison qui obligeait les constructeurs de 
donner aux piles une forte epaisseur, car il ne fallait pas, si l'on etait 
dans la necessite de couper une arche, que les autres vinssent a fle- 
chir. Mais aussi, en prevision de cette eventualite, beaucoup de ponts 
de pierre avaient des travees mobiles en bois. Nous avons vu tout a 
l'heure que le pont de Saintes possedait deux portions de tabliers 
de charpente : l'un du cote du faubourg, l'autre du cote de la ville. 
Certains ponts de pierre etaient munis de veritables ponts-levis: 
tels etaient ceux de Poissy, d' Orleans, de Charenton, de la Guillotieife 
a Lyon, de Montereau, etc,, etc. Parfois aussi les ponts ne se compo- 
saient que de piles de maconzierie avec tabliers de charpente couverts 
ou decouverts. 
Les exemples que nous venons de donner demontrent assez l'im- 
portance des ponts pendant le moyen äge comme moyen de com- 
munication et comme defense. Certains ponts plantes au confluent 
de deux riviercs se reliaient a de veritables forteresses : tel etait, par 
exemple, le pont de MontereamVers l'an 1026, un comte de Sens avait 
fait construire sur Fextremite de la langue de terre qui se trouve au 
confluent de l'Yonne et de la Seine un donjon carre tres-fort, qui 
servit de point d'appui a un vaste chatelet, auquel aboutissait le pont 
traversant les deux rivieres. Ce pont etait en outre ferme a ses deux 
cxtremites par des portes fortifiees. Cet ensemble de defenses existait 
encore au xvue siecle, ainsi que le demontre la gravure de Merlan 1. 
Le pont (Fürleans, sur la disposition duquel il reste de curieux docu- 
ments, est, au point de vue de la defense, un exemple a consulter. Tout 
le monde sait de combien de faits d'armes il fut le temoin lors du siege 
entrepris en 1428 par les Anglais. Or voici, au moment de ce siege, 
quels etaient les ouvrages qui faisaient de ce pont une defense impor- 
Topographia Galliaz.
        

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