Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Palais - Puits]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1133423
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1135976
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PONT 
riviere. Tous ces ouvrages, sauf le chateletD 1 et les cretes crenelees des 
parapets des avant-becs, sont encore intacts, etpresentent, comme on 
le voit, un fort bel ensemble. La construction est faite en bons mate- 
riaux ; les claveaux des arches sont extradosses, ce qui est une condi- 
tion de solidite et d'elasticite. Nous ferons observer, a ce propos, que 
les ponts romains, aussi bien que ceux du moyen age, presentent tou- 
jours des arcs extradosses, et ce n'est pas sans raison. En effet, lorsque 
de lourds fardeaux passent sur les arches, pour peu qu'elles aient une 
assez grande portee, il se produit dans les reins un mouvement sensible 
de tFäpldüllOHZ si les claveaux sont independants de la construction 
des tympans, ils conservent leur elasticite et ne peuvent repercuter 
au loin Pebranlement; maissi au contraire ces claveaux sont a cros- 
settes ou inegaux, dest-a-dire s'ils sont plus epais dans les reins qu'a 
la clef, le mouvement oscillatoire se produit sur toute la longueur du 
pont, et fatigue singulierement lespiles. On peut oberver ce fait sur le 
pont de la Concorde, a Paris, bäti par le celebre ingenieur Perronet. 
Lorsqu'un chariot lourdement charge passe sur l'arche centrale, on en 
ressent un ebranlement sensible sur "toute la longueur du pont. Pour 
obvier au danger de cette oscillation, Fingenieur Perronet avait pour 
habitude de cramponner en fer les queues des claveaux; mais s'il 
assurait ainsi la solidarite de toutes les parties du pont, il plaeait un 
agent destructeur tres-actif dans la maconnerie, agent qui tot ou tard 
causera des desordres notables. Les arcs extradosses, suivant la me- 
thorle romaine et du moyen äge, ont au contraire l'avantage de rendre 
chaque arche independanle, d'en faire un cerceau elastique qui peut 
se mouvoir et osciller entre deux piles sans repereuter cette oscillation 
plus loin. Nos ingenieurs modernes, mieux avises, en sont revenus a 
cette methode; mais cela prouve que les constructeurs du moyen age 
avaient acquis Fcxperience de ces sortes de bätisses. On pourra leur 
reprocher d'avoir multiplie les piles et resserre d'autant les voies de 
navigation; mais il faut considerer que si les ponts du moyen fige 
etaient faits pour etablir des communications d'une rive d'un fleuve 
ä l'autre, ils etaient aussi des moyens de defense, soit sur la voie de 
terre, soit sur la voie fluviale, et que la multiplicite de ces piles fa- 
cilitait singulierement cette defense. D'ailleurs ces ponts ne s'ele- 
vaient pas, comme les notres, dans l'espace de deux ou trois ans. La 
penurie des ressources faisait qu'on mettait dix et vingt ans a les 
construire; des lors il ne fallait pas que la fermeture d'une arche püt 
renverser les piles voisines, et celles-ci devaient etre assez fortes 
relativement et assez rapprochees, pour resister aux poussees. C'est la 
necessite ou l'on se trouvait de batir ces ponts par parties qui faisait 
adopter dans quelques cas la courbe en tiers-point pour les arches, 
cette courbe poussant moins que la courbe plein cintre. 
 Le pont de la Calandre, a Cahors, possede des avant-becs en aval 
De ce chaltelet il ne reste que les. parties basses.
        

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