Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Palais - Puits]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1133423
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1135603
PLAFOND 
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En A, nous donnons la section de cette piscine sur ab; en B, surfe-Z], 
On voit d'ailleurs dans les eglises francaises des X1119 et xlvc sieelesi une; 
nombre prodigieux de piscines toutes varices de forme et d'une" cb-ni-i 
position charmante. C'est dans ces accessoires qu'on peut observer 
la fertilite singuliere des architectes de cette epoque. Bien rarement 
ils reproduisent un exemple meme remarquable; avec la collection des 
piscines, on ferait un ouvrage entier fournissant des compositions 
varices a l'infini d'un meme objet. 
PLAFOND, s. m. (lambris). Ce que nous appelons plafond aujourd'hui 
dans nos constructions, c'est-a-dire ce solivage de niveau latte et en- 
duit par dessous, de maniere a presenter une surface plane, n'existait 
pas, par la raison que le plafond netait que l'apparence de la construc- 
tion vraie du plancher, qui se composait de poutres et de solives appa- 
rentes, plus" ou moins richement moulurees et meme sculptees. Ces 
plafonds figuraient ainsi des parties saillantes et d'autres renfoncees, 
formant: quelquefois des caissons ou augets qu'on decorait de profils 
et de peintures. Il ne nous reste pas en France de plafonds anterieurs 
au XIVÜ siecle, bien que nous sachions parfaitement qu'il en existait 
avant cette epoque, puisqu'on faisait des planchers qu'on se gardait 
(Fenduire par dessous. Les enduits poses sur lattis sous les planchers 
ont, en effet, l'inconvenient grave de priver les bois de l'air qui est 
necessziire a leur conservation, de les echaulfer et de provoquer leur 
pourriture. Des bois laisses a l'air sec peuvent se conserver pendant 
des siecles; enfermes dans une couche de platre, surtout s'ils ne sont 
pas d'une entiere secheresse, ils travaillent, fermententet se reduisent 
en poussiere. Nous ne croyons pas necessaire d'insister sur ce fait 
bien connu des praticiens 1. 
Le plafond n'etait donc, pendant le moyen fige, que le plancher. 
(Tetait la construction du plancher qui donnait la forme et l'apparence 
du plafond; il ne venait jamais a Pidee des maitres de cette epoque de 
revetir le dessous d'un plancher de voussures, de compartiments et 
caissons de bois ou de platre, n'ayant aucun rapport avec la combi- 
naison donnee par la construction vraie. Il serait donc difficile de trai- 
ter des plafonds du moyen äge sans traiter egalement des planchers, 
puisque les uns ne sont qu'une consequence des autres; aussi nous 
confondrons ces deux articles en un seul. 
Si les picces etaient etroites, si entre les murs n'existait qu'un es- 
pace de 2 ou 3 metres, on se contentait d'un simple solivagc dont les 
extremites portaient sur une saillie de pierre, ou dans des trous, ou 
sur des lambourdes; mais si la piece etait large, on posait d'abord des 
poutres d'une force capable de resister au poids du plancher, puis sur 
ces poutres un solivage. Cette methode etait admise dans Pantiquite 
romaine et elle fut Suivie jusqu'au xvne siecle. Lorsque les poutres 
1 L'usage des planchers de fer justifie 
et enduites 
des sous-surfaces planes 
contraire l'adoption
        

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