Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Palais - Puits]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1133423
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1134837
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PIERRE 
dans la construction des chateaux du moyen fige qui se soient per- 
petuees plus longtemps, puisque nous la voyons conservee encore de 
nos jours. 
Le grand escalier en fer ä cheval du cliäteau de Fontainebleau, dont 
on attribue lu construction aPhilibert de l'0rme, est une tradition des 
perrons du moyen age. Celui du chäleau de Chantilly formait une loge, 
avec deux Ptllnpeä laterales, et datait du XVIe sieclel. 
 Le perron etait un signe de juridiction, et. les prevots rendaient la 
justice en plein air, du haut de leur perronü; aussi les hotels de ville 
possedziient-ils habituellement un perron, et fenlevement de ce degre 
avait lieu lorsqu'on voulaitpunir une cite de sa rebellion envers le 
SLIZGPillD, comme nous ljavons vu ci-dessus, a propos de l'insurrection 
des gens de Liege. 
PIERRE (A BATm), s. f. Les Romains ont ete les plus intelligents explo- 
rateurs de carrieres qui aient jamais existe. Les constructions de pierre 
qu'ils ont laissees sont elevees toujours avec les Fmeilleurs materiaux 
que l'on pouvait se procurer dans le voisinage de leurs monuments. Il 
n'existe pas deditice romain dont les pierres soient de inediocre qua- 
lite: lorsque celles-ci faisaientabsolument defautdzms un rayon etendu, 
ils employaient le caillou ou la brique, plutot que de mettre en ceuvre 
de la pierre a bätir d'une qualite inferieure ; et si l'on ifeutavfoirde bon- 
nes pierres de taille dans une contree ou les Romains ont eleve des 
monuments, il ne sagitque de rechercher les carriercs romaines. Cette 
 regle nous a ete souvent d'un grand secours, lorsque nous avons eu a 
construire dans des localites oiitusage d'employer les pierres de taille 
etait zibandonne depuis longtemps. Meme sur les terrains riches en 
materizwtux propres a la construction, il est inleressant d'observer com- 
ment les batisseurs romains ont su exploiter avec une sagacite rare les 
meilleurs endroits, quelque difficile que füt l'extraction. Ce fait peut 
etre observe en Provence, en Languedoc, dans le pays des Eduens 
zcnvirons (FAutun), dans le Bordelais et la Saintonge, et sur les (zotes 
de la Mediterranee. On voit, par exemple, sur la route romaine de Nice 
a Menton, au point ou se trouve le monument connu sous le nom de la 
Turbie, une carriere romaine demeuree intacte depuis lcpoqne on fut 
eleve cet editice. Cette carriere, au milieu de montagnes calcaires, est. 
siluee sur un escarpement presque inaccessible au-dessus de la petite 
ville de Monaco; c'est qu'en effet il se trouve sur ce point un banc epais 
de roches calcaires d'une qualite tres-superieure. Ces traditions se con- 
serverent pendant le moyen äge; on connaissait les bonnes carrieres, 
et la pierre qu'on employait etait generalement choisie avec soinS. 
Il n'est pas de contree en Europe qui fournisse une quantite de pierres 
a batir aussi varices et aussi bonnes que la France. 
' Voyez Ducerceau, Les plus excellens bastimevzs de Ifra-nce. 
f Voyez le conte du Sacrzsfain (Legraud düxussy).
        

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