Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Gable-Ouvrier]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1128500
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1133207
[ OGIVE ]  444  
l'aide d'une epure partielle prenant tres-peu de surface. Et en ettbt. si 
nous examinons des eglises gothiques baties pendant le xme siecle, 
nous reconnaissons que tous les arcs ogives, doubleaux, formerets, que 
les archivoltes, travees de galeries, etc., sont traces au moyen de points 
de centres poses sur des divisions egales en (zinq ou dix d'un seul dia- 
metre de cercle. Il ne nous parait pas necessaire d'insister davantage 
sur l'importance de la figure spirale contenue dans l'album de Villard 
de Honnecourt, mais il n'est pas hors de propos de faire remarquer 
que la voüte barlongue Zmnr, dont. la projection horizontale est tracee 
en H, derive du triangle donne par Plutarquc comme etant le triangle 
parfait des Egyptiens, et que Farc-doubleau, dont le diainetre est Aä 
divise en quatre, possede une tleche 3a divisee en 21,72 moins une 
         
pres semblable a celui que donne la section verticale de la grande pyra- 
mide de Gheops. L'arc dit ogive merite donc quelque attention : ce 
n'est pas seulement un motif de solidite qui l'a fait adopter, mais aussi 
un sentiment des proportions et un accord harmonique entre toutes 
les courbes des voütes; c'est une necessite resultant de la pratique 
dans le trace des epures; c'est surtout un besoin de liberte dans la 
construction de ces voütes, dont on ne saurait trop etudier a fond 
le principe excellent, puisqu'il permet toutes les combinaisons. 
Depuis vingt ans on a fait beaucoup de pastiches de la structure go- 
thique; bien rarement ces imitations satisfont les yeux : c'est qu'en effet 
ceux qui les elevent, en admirant fort d'ailleurs nos anciens monuments, 
ne se sont probablement pas donne la peine d'en rechercher les savants 
etjudicieux elements. En zircliitecture, le goüt, le sentiment, sont beau- 
coup, mais pour les appuyer, il faut necessairemen l. se servir du compas 
et de la geometrie. On voit qu'au moyen de la formule fig. 12, il n'est 
qu'un des arcs brises qui ait ses centres en dehors de ses naissances. 
C'est qu'en effet, dans ces belles ecoles de Hle-de-Fraiice, de la Cham- 
pagne, du Soissonnais, les architectes, gens de goiit, avaient senti que 
la derniere limite d'aiguille de Fogive etait l'arc equilateral; que les 
centres des branches (l'arc places en dehors des naissances donnaient 
une brisure dont Fextreme aiguite etait choquante, une proportion 
desagreable, en ce que les rapportsdtz la base avec la hauteur outre- 
passaient le triangle equilateral (voy. PROPORTION). Mais les Normands, 
les Angle-Normands, etaicnt moins delicats et cherchaient dans leur 
structure, avant toute chose, les formules qui supposent des moyens 
pratiques simples. Aussi, au lieu de tenter, comme dans la figure 42, 
de trouver des arcs brises de diametres ditferents ayant tous des ttllgltls 
egaux au Sommet ou du moins peu dissemblables, des rapports ana- 
logues entre les diametres et les fleches, ces gens pratiques du Nord, 
bons constructeurs des le commencement du x11" siecle, se preoccupent 
mediocrement des rapports proportionnels, du choix des formes : ils 
veulent une mäthode expeditive. Nous avons vu comme Villard de Hon- 
necourt donne les moyens de tracer un plein cintre et plusieurs arcs
        

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