Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Gable-Ouvrier]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1128500
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1131992
 323  [ MENEAU j 
meneau central portant deux tiers-points et un oeil. Ce systeme de crise 
tallisation, dest-a-dire de repetition a l'infini du principe admis que 
nous voyons applique rigoureusement des la fin du xine siecle dans 
l'architecture gothique, ifatteignit pas de prime abord ses consequences 
logiques; il y eut des tatonnements, il se prcsenta des difficultes d'exe- 
cution qui ne furent quimparfaitement resolues. Les fenetres hautes de 
la. nef de la cathellrale d'Amiens sont certainement une de ces premieres 
tentatives, car leur construction ne saurait ctre posterieure a 1235. Ces 
fenetres (fig. 3)1 se composent, comme on le sait, d'un meneau central 
bati par hautes assises; de deux meneaux divisionnaires d'une plus 
faible section, composes de pierres en delit; de deux arcs en tiers-points 
parfaits, principaux, avec le grand mil superieuif; et de deux arcs en 
"tiers-points parfaits, portant sur les meneaux divisionnaires, avec leur 
ucil secondaire. Ces arcs en tiers-points secondaires portent leur nerf 
ou boudin continuant la section des meneaux divisionnaires, et ce nerf 
ou boudin vient penetrer dans les biseaux des pieds-droits et du me- 
neau central, ainsi que le fait voir le trace perspectifA. Quant aux (eils 
secondaires B et C, leur section est particuliere et ne participe pas des 
membres dans lesquels ils penetrent. On observera meme que, gene 
par l'appareil, le constructeur a pose les redents de l'oeil B en feuillurc, 
comme ceux du grand (cil central. (En E, nous donnons au double la 
section sur ab de ces ceils secondaires.) 
A Amiens, les constructeurs ne possedaient que des materiaux d'une 
assez mediocre resistance et d'une dimension peu considerable : ils 
avaient donc eprouve des difficultes pour construire ces enormes claires- 
voies; ils avaient du multiplier les joints pour eviter les trop grands 
morceaux de pierre. Or, si l'on fait attention a l'appareil que nous avons 
exactement reproduit, on verra qu'en effet les morceaux n'ont que des 
dimensions ordinaires, et que lesjoints sont traces de maniere a eviter les 
ruptures qui sont a craindre dans ces ouvrages a claires-voies. Comme 
il arrive toujours, ce ne sont pas les moyens les plus simples qui se pre- 
sentent d'abord a l'esprit de ceux qui inventent. (les meneaux avec leurs 
sections varices, avec leurs redents en feuillurc, offraient certainement 
des difficultes de traces et de tailles, des penetrations dont les tailleurs 
de pierre ne se rendaient pas aisement compte, un desaccord entre 
les membres principaux et les membres secondaires, des parties greles 
et des parties lourdes, des jarrets dans les courbes, comme aux points l, 
par exemple; cependant deja les architectes avaient fait regner le bou- 
din ou nerf G tout au pourtour de Farchivolte, continuant la section de 
la colonnette H et venant penetrer le nerf de grand oeil a la tangente. 
(Ifetait un progres de trace sur les meneaux des fenetres de Notre- 
Dame de Reims. Mais on n'arrive pas, si rapidement qu'on marche, aux 
rnethodes simples, aux procedes pratiques, sans des tatonnements. 
l'ensemble de la composition de ces fenätres ä l'article FENETRE, fig. 
' N'ayez
        

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