Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Gable-Ouvrier]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1128500
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1131923
MARBRE 
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a pays, la proximite de Dieppe, Fengagerent a demolir le vieux castel 
cc pour s'y faire batir un manoir a la moderne et a sa fantaisie. C'est 
a ce manoir dont il reste encore quelques corps de logis convertis en 
(r ferme, mais que, par une antique habitude, les habitants du pays 
a ne connaissent et ne designent jamais que sous le nom de chätefmm) 
Ce manoir etait considerable en etendue, puisque Ange put y recevoir 
le roi Franqois I". Mais, ainsi que nous l'avons dit dejft, les manoirs 
au XVIe siecle remplaeaient le chäteau. Azay-le-Rideau, Meillant, Ghe- 
nonceaux, Anet, par leurs dispositions et leur destination, appartien- 
nent aux manoirs bien plus qu'aux chateaux, et se rapprochent sin- 
gulierement de la villa antique. Le chäteau symetrique du regne de 
Louis XIV a fait disparaitre les dernieres traces du manoir, puisque 
depuis cette epoque les simples maisons de campagne ont cherche 
a copier, en petit, ces masses ponderees, regulieres, qui distinguent 
particulierement, en France, le chäteau de la fin du xvnf siecle entre 
toutes les habitations des siecles precedents. Mais il y a dans les dis- 
positions des grands chateaux du xvne siecle, tels que ceux de Riche- 
lieu, de Coulommiers, de Maisons, de Monceaux, de Vaux, etc., une 
certaine ampleur, une majeste qui conviennent a ces demeures prin- 
cieres, et qui refletent l'existence large des seigneurs d'un puissant 
pays qui n'ont pas besoin de se renfermer dans leurs demeures comme 
les barons du moyen äge; cette ampleur et cette majeste, reduites 
aux proportions de l'habitation d'un bourgeois servi par deux ou trois 
domestiques, deviennent des ridicules. En cela, nos voisins les Anglais 
ont mieux su garder la mesure, et leurs petites maisons de campagne 
sont bien, aujourd'hui, la demeure des particuliers dont la fortune et 
les gouts sont modestes, et qui preferent les commodites interieures 
a la satisfaction vaine d'elevei' un diminutif de chateau. 
MARBRE, s. m. Calcaire cristallise, dur, recevant le poli.  En France, 
on a peu employe le marbre pendant le moyen age; d'abord, parce 
que cette matiere n'y est pas tres-commune, puis parce que son em- 
ploi exige des frais considerahles. Les architectes romans des pre- 
miers temps depouillerent souvent des monuments antiques de leurs 
colonnes et de leurs chapiteaux pour les appliquer a leurs nouvelles 
hatisses; sous les premiers (farlovingiens meme, par un reste de tra- 
ditions rornaines, ils tirent sculpter parfois des chapiteaux dans du 
marbre, mais ces exemples sont rares. Cette matiere dure, longue a 
travailler, ne pouvait convenir ä des artistes qui n'avaient plus les 
ressources suffisantes pour mener a fin des ouvrages de cette nature. 
Dans le midi de la France, l'emploi du marbre ne cessa pas cependant 
jusque vers le milieu du XIVe siecle, principalement dans le voisinage 
des Pyrenees. Il existe encore plusieurs cloitres de ces provinces meri- 
dionalcs dont les colonnes et les chapiteaux meme sont de marbre 
(voy. (lLoiTal-J). On employa aussi parfois le marbre de couleur comme
        

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