Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Gable-Ouvrier]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1128500
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1131815
 305  [ AIAKUIR I 
a quent de les prononcer avec. independance, s'adressaient a la cour du 
u roi, et demandaient que Pinculpe füt tenu, comme vassal directde la 
(f couronne, de repondre devant elle  a 
Grace a cette intervention du parlement du roi dans les contestations 
entre vassaux, intervention provoquee par les baillis royaux, un grand 
seigneur possedant un fief' relevant d"un seigneur moins puissant que 
lui ne pouvait plus y elever une de ces demeures fortiiiees qui eüt do- 
mine le pays; il etait contraint de se contenter d'un simple manoir, 
auquel, bien entendu, il donnait, si bon lui semblait, toute llimpor- 
tance, comme habitation, mais non comme place forte, d'un veritable 
chateau. C'est aussi au moment ou la feodalite est serieusement atta- 
quee, dest-it-dire a dater du regne de Louis IX, que l'on eleva beau- 
coup de grands manoirs en France. Ces manoirs, bien qu'ils ncussent 
pas les signes visibles de la demeure feodale, dest-a-dire les tours mu- 
nies, les courtines et le donjon, posscdaient, comme fiefs, les droits 
feotlaux, droits de chasse entre autres, car nous voyons presque tou- 
jours que des gfzrevmes depeildenl, des manoirs; orla garenne, comme 
l'a demontrc Mu Championniere "l, etait le droit exclusif" de (ThHSSO sur 
les terres des vassaux, et non le droit d'elever, en certains lieux, des 
lapins. Mais des arrets du parlement 3 avaient admis en principe que 
le droit detablii- de nouveaux peagcs, de nouvelles garennes et de 
nouveaux viviersl nkippartenait qu'au roi. Ainsi, d'une part le roi, par 
l'organe du parlement, s'opposait, autant quIil etait possible, a la con- 
struction des chäteaux fortifies, et de l'autre refusait la sanction des 
droits les plus chers aux seigneurs, la chasse etles peages, lorsque ces 
droits ifetaient pas etalalis sur une possession anterieure. D'ailleurs, 
l'acquisition d'un fief ne donnait pas les prerogatives de la noblesse, 
et si des roturiers achetaient un fief ou portion d'un fief, ce qui. eut 
lieu frequemment a dater du Xlllc siecle, ils ne pouvaient y batir un 
chateau, une demeure fortifiee. Des tzontestations slelevaient souvent 
entre un seigneur et son vassal sur la nature de la construction elcvee 
par ce dernier; beaucoup de manoirs pretentlaient ressembler a des 
chateaux et tenir lieu de defense, a dater du moment surtout ou les 
grands barons ruines etaient obliges d'alienei' leurs biens. Ce fut ainsi 
que pendant les xlvt et xve siecles la France se couvrit de manoirs qui 
pouvaient proteger leurs habitants contre les bandes armees repandues 
sur le territoire, et que beaucoup de maisons de proprictztires de fiefs 
devinrent des postes assez bien munis et fermes pour inquieter le pays 
et ajouter aux causes de dcsordre de ce temps. 
f Les Olim, publ. parle comte Bougnot, t. I", notes, p. 1045. Docum. indfl. w;- l'histoire 
de France, 1" seric, hist._1J0lit. 
2 De la proprziätä des eaux courantes. Paris, 1846, p. 86-97. 
" Voyez  ce sujet unhrrüt de 1317. (les Olim, t. lll, 2': part.,1317, an: LXV). 
1 Les vivario ou viaria dtaicnt des lieux clos ou non, dans lesquels ätaicrut äleväs des 
animaux de petite espizcc, et parliculibrement des lapins. 
v1.  39
        

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