Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Gable-Ouvrier]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1128500
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1130402
[ LATRINISS 1   164  
disposees. A Coucy, les tours et le donjon du commencement du 
X111" siecle ont des latrines a chaque etage, construites de maniere a 
evitcr l'odeur et tous les inconvenicnts zittaches a cette necessite. Les 
latrines du donjon s'epanchent dans une fosse large, bien construite, et 
dont la vidange pouvait se faire sans incommoder les habitants. Quant 
aux latrines des tours, elles (Stajent etablies dans les angles rcntrants 
formes par la rencontre de ces tours et les courtines, et rcjctaient les 
matieres au dehors dans l'escarpement boise qui entoure le chzlteau. 
Voici (fig. 1) un de ces cabinets donnant sur un palier A en commu- 
nication zivec les salles et l'escalier. B est la courtine, C la "tour. De B 
en D est construit un mur en encorbellement masquant le siege E. En 
F, est un urinoir, et en G une fenetre. Le trace H donne l'aspect du 
cabinet a ltcxterieur, et le trace I sa coupe sur AX. La il n'y avait pas a 
craindre l'odeur, puisque les maticres tombaient dans un precipiee. 
La figure 2 nous laresent eun cabinet qui existe encore intact dans le 
chateau de Landsperg  qui jette, de rneme que ceux des 
tours de (loucy, les matieres a Fexterieur. Le siege daisances est en- 
tierement porte en encorbellement sur le nu du mur. La figure A donne 
le plan, la figure B la coupe, et la figure C la vue de Fencorbellement 
du siege avec la chute, en perspective. Gomme il y avait lieu de se detier 
des traits qui pouvaient etre lances du dehors, on observera que le 
constructeur a eu la preeaution de placer une dalle de champ descen- 
dant en contre-bas des deux corbeaux lateraux, afin de masquer com- 
pletement les jambes de la personne assise sur le siege, compose d'une 
simple dalle trouee. La nuit, il etait d'usage de se faire ziccompagner, 
lorsqu'on se rendait au cabinet, par un serviteur tenant un flambeau. 
Cette habitude ne parait avoir ete abandonnee que fort tzird. Gregoire 
de Tours rapporte qu'un pretre mourut aux prives pendant que le ser- 
viteur qui llavait accompagne avec un flambeau l'attendait derricre le 
voile qui tombait sur Pentreeg; et dans les Jlfänzoifzfs de Jehan Bcrthe- 
lin, ecrits vers 1545, nous lisons qu'un chevalier du roi, loge a Rouen 
a Thotel du Cheval blanc, a luy estant leve il se en alit aux pryvctz 
a avec le serviteur du dit logis, lesquels tous deux fondyrcnt et tombe- 
fi rent dedcns les dits pryvets, et furent tous deux noiez ä. Fordures. v 
Dans les Cent Afoztvclles nouvelles, il est egalement question de person- 
genernle par un personnel arl hoc. Nous nous souvenons rlc l'odeur qui etait rüpnndue, (lu 
temps du roi Louis XVIII, dans les corridors de Saint-Gland, car les traditions de Versailles 
s,y etaicnt conservees scrupuleusement. Ce fait, relatif i). Versailles, n'est point exagere. Un 
jour que nous visitions, etnnt tres-jeune, ce palais avec une respectable dame de la cour 
de Louis XV, passant dans un couloir empestä, elle ne put retenir cette exclamation de 
regret : fi Cette odeur me rappelle un bien beau temps! n 
f (Je dessin nous a ete fourni par M. Crou, architecte. Ce chätean date du XII" siecle. 
2 Lib. Il, cap. xxin. 
3 JHHIWÜÄ du ÜÜUNICÜiS de Ilouen; Revue rdtrospect. normande. Pub]. par Andre Pot- 
Licr, 18.52.
        

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