Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Gable-Ouvrier]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1128500
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1130287
LABYRINTHE, s. m. Il etait d'usage, pendant le moyen fige, de dis- 
poser au milieu de la nef de certaines grandes eglisezs des pavages de 
pierres blanches et noires ou de carreaux de couleur formant, par 
leurs combinaisons, des meandres compliques auxquels on flonnait 
le nom de labyrioztlze, de citent-in de Jerusaleivt ou de la lieue. Nous ne 
saurions dire quelle fut l'origine de ces sortes de pavages. M. Louis 
Paris, dans son Jlläfmoire du mobilier de Notre-Dame de Rebuts, pre- 
tend que ces pavages etaient une reminiseence de quelque tradition 
paienne: cfest possible; cependant il n'en est fziit mention, ni dans 
Guillaume Durand, ni dans les auteurs anterieurs a lui, qui ont 
ecrit sur les choses touchant aux figlises. Les plus anciens labyrinthes 
que nous fronnaissicms ne sont [ms zinterieurs a la iin du xir siecle, 
et le seigneur de Gaumont, dans son Voyrtge (Fnultrenzer en Jerw- 
saleml, en parlant du labyrinthe de Crete "l, ne dit rien qui puisse 
faire croire a une tradition de CBÜO nature, clest-a-dirc qu'il ifetablit 
aucun point de comparaison entre le labyrinthe du Nlinotaure et ceux 
qu"il avait evidemment vus traces sur le pave des (Sglistis de son pays. 
Le labyfrinthe de la cathedrale de Reims s'appelait dädale, wemulrte, 
lieus ou chemin de Jefrztsnlent. Quelques areheologues ont voulu voir, 
dans ces paves a (zombinaisons de lignes concentriques, un jeu des 
maitres des (ouvres, en se fondant sur ce fait, que trois de ces laby- 
rinthes, ceux de Chartres, de Reims et d'Amiens, FGPFÜSC-Iltillüllt, dans 
certains compartiments, les figures des architectes qui avaient eleve. 
ces cathedrales. Nous nous garderons de trancher la question. On 
trouve les "traces de la plupart de ces labyrinthes dans Pouyfrage de 
M. Ame, intitule: Crarrelages ämafilläs (luirtoyjvn (igg p; (le la TPHIIZÜSSZZNCÜ. 
M, Vallet, dans sa description de la eryfpte de Saint-Bertin de Saint- 
Omer, etablit que les fideles devaient suivre a genoux les nombreux 
lacets trames par les lignes de ces meandres, en memoire du trajet que 
fit Jesus de Jerusalem au Calvaire. La petite basilique de Beparntus 
a Orleansville (Algerie) montre sur son pave une mosaiqure que l'on 
peut prendre pour un de ces labyrinthes, (fest-ä-dire un meandre com- 
plique. Or, cette basilique date de 328,ainsi que le croit M. F. Provost. 
Cet usage est-il venu d'0rient apres les premieres croisades? ou test-il 
une tradition locale ? Nous inclinons a penser que la represesntatitm des 
maitres de lkeuvre sur ces pztvages les rattacherait a quelque symbole 
maeonnique adopte par Vecole des maitres laiques; dautantque nous 
ne voyons apparaitre ces labyrinthes sur les pavages des eglises qu'au 
' En 1418. 
2 Page M. 
rä par M. 
Publi 
lc m; 
de la Grange. 
Paris, 
Aubrga, 
1858.
        

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