Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Gable-Ouvrier]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1128500
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1130136
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HOURD 
40 que les talus de la grande corniche, dont on ne pouvait s'expliquer 
Futilite, sont parfaitement motive-s par l'inclinaison des chevrons qui 
venaient se reposer franchement sur leurs faces; 50 que la forte saillie 
interieure et exterieure de cette corniche soulageait d'autant ces che- 
vrons; qifeniin ce qu'il y a dR-ätrange au premier abord dans ce couron- 
nement colossal, nullement motive par la presence descreneaux et des 
meurtrieres, s'explique du moment qu'on etudie la combinaison des 
hourds et la maniere de les poser. Mais telle est cette architecture du 
moyen äge: il faut sans cesse chercher l'explication de toutes ses 
formes, car elles ont necessairement, surtout dans les edilices mili- 
taires, une raison (Petre, une utilite; et cela contribue a l'effet saisis- 
sant de ces vastes constructions. 
La figure 9 donne en perspective les manoeuvres des charpentiers 
posant les hourds du donjon de (Joucy. On voit comment les petits 
ponts en bascule des creneaux suffisaient parfaitement pour assembler 
ces charpentes ferme par ferme; car celles-ci placees, la circulation etait 
tout de suite etablie en dehors pour clouer les planches du chemin de 
ronde et les madriers de la couverture. Il faut bien admettre certaine- 
ment que les charpentiers de cette epoque etaient fort habiles au levage, 
et il suffit (l'ailleurs, pour s'en convaincre, de voir les charpentes qu'ils 
ont dressees; mais les moyens pratiques employes ici sont si bien 
expliques par la disposition des lieux, et ces moyens sont sisürs, sipeu 
dangereux, comparativement a ce que nous voyons faire chaque jour, 
que le hourdage du donjon de Goucy ne devait presenter aucune diffi- 
eulte serieuse 1.  
ll ne fallait pas moins, pour (armer la fortilieation de ses hourds, des 
ouvriers, du bois on quantite, et encore risquait-on de laisser brüler 
ces galeries exterieures par l'ennemi; aussi, vers le commencement 
du XIVe siecle, renonce-t-on generalement en France aux hourds de 
charpente pour les remplacer par des machicoulis avec mur de garde 
de pierre (voy. ARCHITECTURE MILITAIRE, fig. 33, 34, 36, 37 et 38, et l'ar- 
ticle MACHICOULIS). Ce n'est que dans les provinces defEst que les archi- 
tectes militaires continuent a employer les hourds. On en voit encore 
un grand nombre, qui datent des XlVe, xve et xvie siecles, en Suisse, en 
Allemagne; mais ces hourds sont habituellement poses sur la tete 
des murs et ne se combinent plus avec les crenelages comme ceux des 
X118 et X1112 siecles. 
Voici, par exemple, un hourdage pose au sommet d'un clocher du 
X112 siecle, a Dugny pres Verdun. Ce hourdage (fig. 10) est, bien entendu, 
d'une epoque posterieure, du xlve siecle, pensons-nous. Il se compose 
d'un pan de bois en encorbellement sur des solives et revetu d'une 
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v1.  18
        

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