Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Gable-Ouvrier]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1128500
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1130019
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qui couvrait le hourdis et le chemin de ronde, afin de mettre les defen- 
seurs a Fabrides projectiles lances a toute volee.Des entaillesGmena- 
gees entre les madriers de face permettaientde viser. Ainsi des arba- ' 
letriers postes sur les hourds pouvaient envoyer des projectiles par 
des meurtrieres multipliees et jeter des pierres par le machicoulis K 
sur les assaillantsDu chemin de ronde, dlautresarbaletrieifs ou archers 
avaientencorelesmeurtrieresa demeureL, par lesquelles, au-dessous 
des hourds, ils envoyaient des traits aux assiegeants. La communica- 
tion du chemin de ronde avec le hou-rd setablissait de plain-pied par 
les crenelages, dont les merlons sont assez eleves pour permettre a un 
homme de passer. La couverture etait faite de forts madriers sur les- 
quels on posait de la grande ardoise ou de la tuile, et, si l'on craignait 
l'envoi de projectiles incendiaires,_des peauxfraiches, de grosses etoffes 
de laine, du fumier ou du gazon. Ce blindage etait fait au sommet 
des courtines et tours de toute place forte dcstinee a subir un siege 
en regle, le crenelage de maoonnerie ne servant qu'en temps de paix 
et pour la garde ordinaire. Par le fait, les creneaux etaient autant de 
portes qui mettaient les hourds en communication avec le chemin 
de ronde sur un grand nombre de points: et si le hourdage venait 
x1 bruler ou a etre detruit par les pierriers de llassiegeant, il restait 
encore debout une defense de maeonnerie offrant une (lerniere protec- 
tion aux soldats qui garnissaient les remparts. 
Ces sortes de hourds nY-taient. pas generalenient poses a demeure, 
mais seulement en temps de guerre. En temps de paix, ces charpentes 
etaient facilement demontees et rangees a couvert dans les tours et 
dans les nombreux reduits disposes le long des remparts, a Finterieur. 
Aussi, pour faciliter la pose et pour eviter de numcroter les pieces, de 
les classer et de les chercher, les trous des hourds sont perces a des 
distances egales, sauf dans certains cas exceptionnels, de sorte que 
tous les madriers de garde, formant parement, coupes de longueur, 
glissaient indilfeifemment entre les montants doubles assembles a 
Fextremite des solives en bascule. On comprend des lors comment la 
pose des hourds pouvait etre rapidement exccutee. En effet, les mon- 
tants doubles de face poses (fig. 02), et dont la section esttraeeeen A, le 
charpentier n'avait qifalaisser couler entre eux les madriers de garde, 
ainsi qu'on le voit en B. Si des pierres d'un fort volume, lancecs parles 
machines de Passiegeant, avaient rompu quelques madriers, on pou- 
vait de meme les remplacer promptement et facilement du dedans des 
hourds, pendant la nuit, sans avoir besoin ni de clous ni de chevilles. 
Cependant, quelquefois, les hourds etaient a demeure, particuliere- 
ment au sommetdes tours; alors on les lzourdait en maconnerie comme 
des pans de bois, ou on les couvrait (fardoises. Il existe encore, dans 
le chateau de Laval, une tour du xne siecle qui a conserve un hourdage 
superieur dont la construction parait remonter au X1118 siecle. Ce 
hourdage fait partie du comble et se combine avec lui (fig 3). C'est un
        

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